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- Affaires municipales -

Changements de méthodes

Guy Paquin

Réal Pelletier ne cache pas sa surprise : avec un taux de participation exceptionnellement élevé (près des deux tiers des électeurs inscrits sont allés voter) il s’attendait à se faire donner du balai. « Les gens d’expérience que j’ai consultés me disaient tous que quand le vote sort massivement c’est que les gens veulent du changement. » Il est vrai qu’environ 45 % des votes sont allés au changement représenté par Une Équipe Une Vision.

L’étonnant c’est que ceux qui souhaitaient continuer avec le conseil sortant ne soient pas restés passivement chez eux. Ce geste concret en sa faveur, le maire réélu l’interprète de deux façons. Tout d’abord, évidemment, comme un vote de confiance. Mais ensuite,  certainement pas comme un chèque en blanc.

« Pendant mon porte à porte, beaucoup m’ont dit qu’ils m’appuieraient mais aussitôt ajoutaient leurs critiques, revenaient sur des décisions qu’ils n’avaient pas aimées, des méthodes qu’ils souhaitaient voir améliorer. » Son mandat populaire, Réal Pelletier le voit sortir non seulement de la boîte de scrutin mais aussi de la bouche de ces citoyens. Une sorte de « Oui, Réal, mais… »

Déléguer

Il n’y a pas que les citoyens qui ont profité de l’occasion électorale pour parler à leur maire. Figurez-vous que les conseillers ont également exprimé leurs souhaits. Et le premier c’est de pouvoir mettre davantage la main à la pâte. « J’avais pour principe d’en faire moi-même un max pour ne pas surcharger les conseillers, qui ont déjà un emploi, une famille, etc. Or ils m’ont clairement dit qu’ils voulaient s’impliquer et que je délègue des responsabilités. »

Message reçu, ce sera fait, si on en croit Réal Pelletier. Le maire assure que des comités de conseillers (deux ou trois, selon le besoin, les disponibilités et les intérêts) seront créés soit pour piloter des projets particuliers, soit pour faire le suivi à plus long terme de dossiers à caractère plus permanents comme l’environnement, par exemple.

Communiquer… et communiqués

Maire et conseillers sont d’accord aussi pour un autre point à améliorer : la communication avec les citoyens. Ginette Messier, elle aussi réélue, relève en entrevue un point faible, le site Web de la municipalité. « Il ne remplit tout simplement pas son mandat. Le résultat actuel n’est pas à la hauteur des attentes. Pourquoi des choses toute simples et pourtant essentielles pour tous et toutes, le calendrier de l’enlèvement des rebuts et celui du recyclage, n’y apparaissent pas ? » Et deux semaines après les élections, leur résultat n’y figurait pas non plus.

Le maire reconnaît la chose et lance un appel à tous. « Nous avons besoin d’un webmaster. Si quelque citoyen se sent à l’aise pour faire cette tâche, qu’il ou elle se manifeste. Nous ne paierons pas des masses mais il y aura une certaine compensation financière. » Rappelons qu’un site fut naguère créé et alimenté par un citoyen qu’on a finalement laissé partir faute de rémunération. Une erreur, reconnaît le maire.

Ginette Messier souhaite aussi que la municipalité émette plus de communiqués destinés à expliciter ses intentions aux citoyens. « Cela pourrait se retrouver dans la boîte aux lettres des citoyens. » Là encore, le maire est d’accord. Quand on fait remarquer à Son Honneur que les communiqués ça va tout naturellement dans les journaux, Réal Pelletier avoue que les relations de la Municipalité avec le journal que vous lisez actuellement ne sont pas idéales, loin de là. « Il y a de la place pour l’amélioration. » Parions que si la direction du Journal se trouve elle aussi d’une humeur autocritique, le climat pourra s’améliorer.

Parlant de communication, Ginette Messier en fait une à l’instant et elle s’adresse à tous les citoyens : « J’invite tous et toutes à participer au Carrefour Culturel, à s’impliquer dans son organisation. » Dont acte.

Priorités

Pour 2010, le conseil se donne trois priorités : la réfection du quai, l’accès universel au Web haute vitesse et la solution au problème de la dizaine de domiciles qui déversent leurs eaux usées dans la rivière de la Roche. Dans ce dernier dossier, il s’agit de demeures équipées de puisards, équipement ne répondant pas aux normes environnementales les plus récentes. « Nous regardons plusieurs solutions. Dans tous les cas, le problème n’est pas insoluble et les coûts encourus seront partagés selon le principe de l’utilisateur-payeur », assure Réal Pelletier.

Dans tous les cas de travaux importants (on pense au quai, au réaménagement de la vieille gare, etc.), le maire s’engage à faire des consultations publiques des citoyens situés dans le secteur concerné. Comme quoi, après le porte à porte préélectoral, on continuera à se parler.

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