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- Chaîne d'artistes -

Sur le petit chemin de campagne… le raku de Carmen Poulin-Tougas

Isabelle D’Hauterive

Sur le petit chemin de campagne qui mène à l’atelier de Carmen Poulin-Tougas, six dindons sauvages croisent mon chemin et m’obligent à ralentir le pas… Sous les rayons du soleil scintillent de mille feux les couleurs chatoyantes de ces oiseaux au plumage magnifique.

Ce moment d’enchantement, de pur ravissement, je le retrouve un peu plus tard quand, arrivée à destination, je franchis la porte de son atelier : les mêmes couleurs et la même richesse de coloris habillent l’ensemble de sa production artistique.

En discutant avec mon hôte, j’apprends qu’elle et son mari se sont installés à Frelighsburg il y a déjà quelques années. Tous les deux retraités de l’enseignement, ils ont tôt fait de transformer le garage en atelier de céramique. Pendant dix-sept ans, Carmen a enseigné les arts à l’école La-Présentation-de-Marie. Sa passion, son désir d’apprendre à façonner et à sculpter l’argile la poussent à s’inscrire à l’école de poterie Bonsecours, à Montréal. Parallèlement à sa carrière d’enseignante, elle suit des cours donnés par des céramistes réputés.

C’est à cette époque qu’elle découvre le « raku ». Tout de suite, c’est l’illumination, le coup de foudre ! L’exploration de cette technique lui révèle la richesse culturelle et artistique de l’Antiquité et du Moyen Âge. Elle y puise son inspiration. Thèmes propres à ces époques, ainsi que celui de la femme à travers le temps occupent l’essentiel de son œuvre.

Toutes les créations de Carmen sont uniques. La cuisson au « raku », avec le lot de surprises qu’elle réserve, ajoute à leur unicité. Température, taux d’humidité, chaleur, temps de l’année influent sur le coloris. Prévoir l’imprévisible, contrôler l’incontrôlable, tel est le défi des maîtres de cette technique.

Chaque artiste, peu importe le médium, développe sa propre technique de créativité. Carmen, elle, aime laisser la pièce se façonner elle-même.

Ses mains servent l’œuvre, l’accouchent. Dans une masse d’argile, elle trouve une forme qui l’inspire, puis, un geste en amenant un autre, elle laisse l’œuvre se créer.

Quand elles sont terminées, les pièces attendent patiemment de sécher avant d’être cuites une première fois. Elles seront ensuite émaillées avant d’être recuites dehors, l’automne venu.

Entre-temps, s’il vous arrive de passer à Frelighsburg et que l’envie vous prend de vous régaler l’œil, laissez-vous séduire par l’attrait d’une visite à Carmen, à l’atelier « Au gré du feu », au  47, chemin Godbout, 450-298-1393. Vous y admirerez ses magnifiques sculptures, des œuvres uniques aux couleurs des plumes de dindons sauvages.

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