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- Édito -

Heureusement qu’il y a la jeunesse !

Pierre Lefrançois

Greta Thunberg est « jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » comme l’écrivait Pierre Corneille en 1636 dans la pièce Le Cid. Cette jeune militante suédoise d’à peine 16 ans a réussi, en 2019, à déclencher une vague mondiale d’une rare puissance : des millions lui ont emboîté le pas pour réclamer des mesures immédiates et draconiennes afin d’enrayer le réchauffement climatique. À Montréal, quelque 500 000 personnes ont manifesté avec elle dans les rues pour affirmer haut et fort qu’il est temps d’agir.

Une frange importante de la jeunesse actuelle a une conscience aiguë de la situation dans laquelle se trouve l’humanité. Les jeunes savent que nous courrons à la catastrophe et nous signalent qu’il est plus que temps de se réveiller. Si la survie de l’espèce humaine n’est pas encore officiellement mise en question, notre qualité de vie est très certainement menacée, sinon déjà largement compromise.

Il n’y a pas que les jeunes que cela préoccupe. En décembre dernier, dans une décision sans précédent qui pourrait avoir des conséquences dans de nombreux autres pays, dont le Canada, la Cour suprême des Pays-Bas a ordonné au gouvernement néerlandais de réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre du pays, au nom de son obligation de protéger les citoyens contre les impacts des bouleversements climatiques.

Ce mouvement se fait aussi sentir en Armandie où, de Dunham à Notre-Dame, comme vous le lirez dans ce numéro, des citoyens allumés, et quelques élus, initient des changements ô combien nécessaires.

J’ai soixante-dix ans et, comme Greta et des millions d’autres personnes toutes générations confondues, je pense que le temps est venu d’en finir avec un mode de vie qui nous a mené au bord du précipice. C’est pourquoi je me permets de citer ici quelques vers de Bob Dylan, ce grand poète qui, en 1964, m’a appris que la force de la jeunesse pouvait changer les choses et qui, par ailleurs, se méritait en 2016 le prix Nobel de la littérature.

Come mothers and fathers throughout the land
And don’t criticize what you can’t understand
Your sons and your daughters are beyond your command
Your old road is rapidly aging
Please get outta’ the new one if you can’t lend your hand
For the times they are a-changin’

Écouter Bob Dylan chanter Times they are a-changin’ en 1964 :

Version française d’Huges Aufray :

Vous, les pères et les mères de tous les pays,
Ne critiquez plus car vous n’avez pas compris.
Vos enfants ne sont plus sous votre autorité.
Sur vos routes anciennes, les pavés sont usés.
Marchez sur les nouvelles ou bien restez cachés
Car le monde et les temps changent.

 

 

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