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Cartographie ancienne de Missisquoi

Charles Lussier, géographe

Cette carte de la marine française a été produite pour montrer les limites respectives des terres de la Nouvelle- France et de la Nouvelle-Angleterre. Un trait foncé marque cette limite qui passe au sud du lac Champlain. L’original est en couleurs et la partie de la Nouvelle-France est colorée en rouge vermillon.

Cet ouvrage de cartographie illustre les techniques encore rudimentaires auxquelles on avait recours pour délimiter les éléments naturels, comme les cours d’eau et la côte de la Nouvelle-Angleterre.

vol12no2_oct_nov_2014_32Le lac Champelain (ancien nom utilisé à l’époque) y est d’ailleurs difforme. Sur sa rive Est, est montrée la rivière oui noushi (Winoosky river, dans le Vermont actuel). Le territoire missisquoien est perdu dans ces déformations cartographiques. La baie Missisquoi est trop étroite et allongée.

On distingue la rivière Missisquoi au sud-est. Une ligne courbe en pointillé contourne le lac Champlain par le sud. Selon les standards cartographiques de cette époque, elle correspond au tracé d’une piste ou d’un sentier utilisé par les Amérindiens qui parcouraient ce grand territoire qu’ils nommaient wabanaki (terre du Levant).

La rivière Richelieu ou « des Iroquois » n’est pas nommée bien que le fort de Chambly et son bassin élargi y soient bien positionnés. La rivière Maska (Yamaska) y est, avec le lac Brome allongé, qui en est la source. Avant l’embouchure de la rivière de St. François (la Saint-François), on identifie un village abénaki à l’endroit où la communauté d’Odanak est toujours présente de nos jours.

Étrangement, le 45e parallèle est assez précisément positionné ; il traverse les trois quarts du sud de la baie Missisquoi. Au bas de la carte, on peut voir une échelle graduée de cent lieues (une lieue équivaut à environ quatre km).

Ici, l’Armandie est perdue, absente dans ce désordre cartographique, alors qu’elle devrait se trouver à l’ouest du lac Brome.

Extrait de : Dépôts des cartes, Plans et Journaux de la Marine, 21 août 1713

Remerciements à Madame Arlene Royea, Société d’histoire du Comté de Brome.

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