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Laure Waridel honorée

La douce rebelle persiste et signe
La rédaction

Le 12 septembre dernier, Laure Waridel, de Frelighsburg, était décorée de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction canadienne visant à reconnaître l’engagement, le dévouement et les réalisations de personnes ayant conscré leur vie à l’amélioration de la « patrie » et de l’humanité en général. Dans le cas de Laure, c’est le domaine de l’éco-sociologie qui constitue son champ d’action, à la croisée des chemins de la sociologie, l’économie et l’écologie. Elle fait partie de ceux et celles qui oeuvrent à un monde plus équitable et plus écologique. Elle l’a notamment fait en cofondant l’organisation Équiterre qui travaille à transformer profondément notre manière d’acheter et de consommer, et à accroître notre compréhension desconséquences de nos gestes quotidiens sur l’univers que nous léguerons aux générations futures.

Elle est définitivement une rebelle parce qu’elle s’attache à transformer en profondeur les façons de penser convenues qui engendrent et contribuent à perpétuer les injustices sociales, les inégalités économiques et la détérioration de l’environnement. Mais elle se rebelle avec douceur, expliquant aimablement et avec patience qu’il est possible de construire un monde meilleur, et sa rébellion n’a rien d’agressant. Sa douceur ne l’empêche cependant pas de parler clairement, de dire les choses comme elles sont.

Deux jours avant de se rendre à la cérémonie où l’insigne de l’Ordre du Canada lui serait remis, elle publiait, dans Le Soleil et La Presse, un article dans lequel elle soulignait que ce pays qui lui fait l’honneur de la décorer, fait bien piètre figure quant aux moyens qu’il prend – ou ne prend pas – pour « assurer une suite du monde plus équitable et plus écologique ». Elle y rappelait que « l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que le Canada figure parmi les pires nations industrialisées en ce qui a trait à la croissance de l’écart du revenu… [et] … que la croissance de l’économie canadienne repose largement sur l’extraction de pétrole des sables bitumineux. Un modèle de développement ”sale” que la planète ne peut se permettre sans basculer dans des changements climatiques extrêmes ».

Félicitations madame Waridel ! Nous sommes fiers de vous avoir pour voisine.

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