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- Affaires municipales -

Vie municipales

Daniel Boulet et Pierre Lefrançois

Chacun en conviendra, la vie démocratique repose sur l’information, la transparence, le respect et le dialogue. Or, ce qui retient notre attention en ce début d’année, c’est le manifeste déficit que notre politique municipale accuse à ce chapitre. Comme le faisait remarquer M. Jean Trudeau dans un éditorial qu’il diffusait récemment sur le site Internet Saint-Armand-sur-le-Web, une certaine « impatience citoyenne » commence à se manifester parmi les Armandois. Parlant de nos élus municipaux, M. Trudeau se questionne, à juste titre, « sur leur conception de la démocratie municipale _ en particulier celle du maire Réal Pelletier _, considérant le peu d’importance qu’accorde ce Conseil à l’information et à la participation des citoyens qu’il représente ». C’est dans un esprit constructif que nous critiquons, dans les pages de ce journal, les politiques et les actions de nos élus. Nous poursuivons ici cette réflexion à la lumière de quelques points du budget de 1,8 million que le Conseil a adopté pour cette année.

Voirie municipale

L’an dernier, le Conseil avait prévu dépenser 150 000 $ pour l’entretien des chemins municipaux. Le coût des travaux exécutés au cours de l’année s’est en fait élevé à environ 330 000 $. La somme manquante fut prélevée dans les surplus accumulés qui garnissent encore les coffres de la municipalité. Au budget de 2007, le Conseil alloue une somme de 267 900 $ pour les travaux de voirie municipale. Or, comme nous l’avons souligné dans ces pages l’an dernier, on ignore quel est le plan du Conseil en cette matière : quels chemins seront pavés et lesquels ne le seront pas ? Quels travaux d’infrastructure seront exécutés et lesquels devront attendre ? Si bien que, dans l’ignorance des intentions de nos élus, et à la lumière des dépassements de coûts de l’an dernier, nul ne peut prédire combien d’argent sera investi cette année dans nos chemins, ni comment il le sera.

La culture

L’an dernier à pareille date, nous avions le plaisir de souligner que le Conseil avait prévu consacrer environ 1 % du budget de 2006, soit 14 400 $, à diverses activités culturelles. En réalité, on a consacré 10 373 $ à ce poste budgétaire, soit environ 0,86 % du budget total. En 2007, le Conseil prévoit dépenser une somme de 12 900 $ à ce chapitre, soit environ 0,7 % du budget municipal. En l’absence d’un plan clairement énoncé et à la lumière de ce qui s’est produit l’an dernier, bien malin qui peut estimer la somme qui sera réellement dépensée cette année en matière de culture, et comment elle le sera.

Nos taxes

L’automne dernier, la MRC mettait à jour le rôle d’évaluation foncière des propriétés. Il en résultait une augmentation significative de la valeur des propriétés. Pour les résidences situées au bord du Lac, cela représente une augmentation de l’ordre de 50 % à 60 % en moyenne. Dans certaines agglomérations comme Pigeon Hill ou Pelletier-Sud, l’augmentation est de l’ordre de 35 % à 45 % alors que dans la majorité des autres secteurs, on observe une hausse d’environ 19 %. Cet ajustement du rôle tient compte du fait que, depuis une quinzaine d’années, la valeur des propriétés a pratiquement doublé dans la région. C’est bien vrai qu’il en coûte deux fois plus cher qu’il y a quinze ans pour construire ou acquérir une maison ici. Afin de minimiser l’effet de ces hausses sur le compte de taxes des contribuables, le Conseil de Saint-Armand a résolu de réduire son taux de taxation, qui passe de 0,80 % à 0,71 %. Une initiative qui semble raisonnable dans les circonstances, puisqu’elle tempère l’impact de l’augmentation pour les citoyens tout en augmentant de 65 000 $ les revenus municipaux provenant de la taxe foncière.

Reste que, pour plusieurs d’entre nous, l’augmentation est de taille. Dans l’optique d’un plan de gestion du développement harmonieux de notre municipalité, il serait souhaitable d’envisager de différer temporairement l’augmentation de l’évaluation foncière de manière à encourager les propriétaires à entretenir et améliorer leurs bâtiments, notamment ceux d’entre eux qui investissent dans la restauration de résidences qui appartiennent au patrimoine bâti de notre région. Il y aurait également lieu de songer à faire de même pour les jeunes familles qui désirent s’établir chez nous. Après tout, chaque dollar investi dans la construction d’une nouvelle maison ou dans la rénovation d’une résidence existante est une contribution directe à l’économie locale. Dans le cadre d’un plan d’urbanisme bien pensé, c’est également l’occasion d’assurer un développement harmonieux de notre communauté.

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