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- Affaires municipales -

Stanbridge Station

Nous poursuivons ici notre tournée des municipalités de la grande Armandie en vue des élections municipales qui se tiendront en novembre.
François Renaud

Le maire Gilles Rioux  

La municipalité de Stanbridge Station compte 275 personnes, en décroissance d’environ 10 % par rapport au chiffre de 300 enregistré lors des dernières élections. La municipalité n’a pas de dettes et peut compter sur les redevances qui lui sont versées par les carrières qui sont présentes sur son territoire : Omya, Graymont,  ainsi que les carrières Méthée et  Pelletier. Cependant, en vertu d’un règlement provincial, ces sommes doivent obligatoirement être appliquées à la réfection des chemins. « Et nous ne pouvons pas tricher là-dessus ! » précise le maire actuel, monsieur Gilles Rioux, un retraité qui s’est reconverti dans la culture de la pomme. « L’an dernier, ces sommes nous ont permis de refaire les fossés sur un important tronçon du rang Saint-Henri. »

En 2009, après avoir été conseiller municipal durant un mandat, Gilles Rioux été élu maire. Il prenait la succession de monsieur Messier qui avait occupé le poste durant près de 30 ans. Depuis lors, il s’est appliqué à remettre de l’ordre dans la gestion de la municipalité, et son conseil a fait approuver par la MRC son plan d’urbanisme ainsi que son schéma d’aménagement.

« Les chiffres de Statistique Canada ont deux ans de retard, précise monsieur Rioux, et ces données ne nous permettent pas de tracer un profil exact de notre population. Au feeling, oui, il y a un sentiment de décroissance ; en revanche, j’ai l’impression que notre population rajeunit. Au cours des dernières années, nous avons accueilli quelques jeunes familles et, aujourd’hui, l’autobus scolaire fait sa collecte chaque matin et, le soir, nous voyons maintenant des enfants rouler à vélo dans la rue principale. » Le sentiment général de monsieur Rioux est que le secteur agricole se porte bien, mais que ce sont les citoyens qui ne sont pas agriculteurs qui ont tendance à s’expatrier, faute de travail dans la région immédiate.

En matière de services, la situation de Stanbridge Station n’est pas franchement reluisante. Il y a bien une demi-douzaine de commerces qui ont leur établissement sur la route 202 et le chemin Saint-Henri, mais, à part ça, rien. ¡Nada ! Pas d’épicerie, pas de station d’essence, pas de comptoir bancaire bien sûr… Même pas de dépanneur ! Le seul service digne de ce nom est le bureau de poste dont la survie, comme tous les comptoirs postaux des petites municipalités rurales, tient à un fil ténu, soit celui de la bonne volonté des gestionnaires de la Société canadienne des Postes… « Pourtant, poursuit monsieur Rioux, notre municipalité jouit de plusieurs atouts susceptibles d’attirer de nouveaux résidents : milieu sécuritaire, taxes abordables, accès à un réseau d’égouts. De plus, le cœur de notre village n’est pas sans attraits, avec de jolies maisons, des arbres matures, des pelouses bien entretenues et des plates-bandes fleuries. En plus, nous avons les moyens de nous développer puisque certains terrains de la municipalité sont situés en zone blanche, donc disponibles pour du développement domiciliaire. Mais avant de nous mettre à rêver à l’avenir, il nous faut d’abord regarder notre réalité contemporaine en pleine face. Aujourd’hui, nous avons, au centre de notre village, le bâtiment de l’ancienne usine Champlain qui fait figure de chancre au milieu du visage d’une jolie fille. »

Et l’expression n’est pas que poétique, elle illustre éloquemment une dure réalité. Cette entreprise qui fut, du début des années 1950 à la fin des années 1970, à l’origine de la prospérité de la municipalité de Stanbridge Station et de ses environs, s’est vue contrainte de fermer ses portes vers la fin des années 1990, victime des aléas de la dure réalité économique. Depuis lors, les installations vétustes et décrépites de l’usine trônent, en plein cœur du village, sur un terrain aussi chauve que poussiéreux.

« C’est d’abord à ce problème que nous avons décidé de nous attaquer en premier, nous dira le maire Rioux. L’année dernière, nous avons conçu un projet qui prendra forme cet automne : nous allons construire une sorte d’estacade qui formera un îlot de verdure en bordure de la route et dont les arbres serviront à dissimuler le bâtiment aux yeux de nos concitoyens et des éventuels visiteurs. Une fois que cette opération “ maquillage ” sera complétée, nous pourrons penser à développer davantage le secteur résidentiel. »

Même s’il est conscient de la gravité des problèmes que doit affronter sa municipalité, le maire Rioux ne perd pas espoir, bien au contraire. «  Moi, je crois que nous devons miser sur les atouts récréotouristiques qu’est en mesure d’offrir notre région. Bien sûr, cela va prendre un peu d’imagination et beaucoup d’efforts pour proposer un produit attrayant, mais nous n’avons pas le choix : pour nous, c’est la seule voie d’avenir. Moi, je suis prêt à relever le défi, mais pas tout seul. Actuellement, nous avons deux sièges de conseillers vacants. Aux prochaines élections, quelques-uns de nos concitoyens devront oser se lever pour combler ces postes et accepter de mettre l’épaule à la roue pour faire avancer notre municipalité. »

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