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Réunion de l’international Northern Lake Coalition

Monique Dupuis

Cette réunion, tenue le 9 août dernier, avait pour but d’informer les gens sur l’état du lac Champlain, les travaux en cours et ceux projetés tant du côté américain que du côté canadien. La documentation fournie donne l’état des lieux en 2008.

Aux fins d’étude, le lac a été divisé en cinq (5) secteurs selon leurs caractéristiques, et on a établi des indicateurs de santé du lac qui peuvent se résumer comme suit :

  • Le taux de phosphore est élevé principalement dans les secteurs Missisquoi Bay, Northeast Arm et South Lake tandis que les secteurs Mallett’s Bay et Main Lake ont un taux de phosphore moyen. Dans les deux cas, les eaux de ruissellement en provenance des fermes et des zones urbaines en sont la principale source.
  • Les cyanobactéries sont présentes partout dans le lac ; elles font partie du phytoplancton. Ce qui est désagréable et peut devenir dangereux, c’est leur prolifération. Le secteur le plus atteint est la baie Missisquoi (Missisquoi Bay). On note une concentration moyenne dans les secteurs Northeast Arm et Main Lake et basse ailleurs.
  • Le lac Champlain est relié au fleuve Saint-Laurent par le Richelieu, aux Grands Lacs et à l’océan Atlantique par le canal Érié, la rivière Hudson et le canal Champlain. Cela rend le lac vulnérable à une invasion d’espèces étrangères. Au printemps 2008, on en comptait 184 dans les Grands Lacs, 87 dans le Saint-Laurent, 91 dans l’Hudson et 48 dans le lac Champlain. Parmi ces espèces envahissantes, notons les lamproies, poissons qui parasitent les autres poissons, principalement les espèces prisées en pêche sportive. Autre espèce envahissante, celle-là du côté végétal, est la mâcre nageante (water chestnut) qui forme un couvert limitant la croissance des plantes indigènes et l’utilisation récréative du plan d’eau où elle se trouve. En 2007, on a retiré manuellement 267 plants de la rivière aux Brochets et 6 000 du Missisquoi National Wildlife Refuge à Swanton, au Vermont, alors qu’en 2006 on en avait arraché 12 000 à Swanton, ce qui prouve l’importance d’une intervention rapide.

Divers travaux et études ont été entrepris pour réduire les apports en phosphore dans le lac, principalement dans les secteurs affectés. On a souligné les travaux de revitalisation des berges entrepris au Québec et on a annoncé le financement d’un projet permettant la photographie aérienne des bassins versants des rivières Missisquoi et de la Roche et l’étude qui s’ensuivra, et le financement d’un programme de gestion des espèces étrangères au lac. On a aussi annoncé le retrait de la partie nord du remblai de l’ancienne voie ferrée à Carry Bay, North Hero ; cela devrait améliorer la circulation de l’eau dans ce secteur.

À ceux qui veulent en savoir plus, je suggère le site du Lake Cham­plain Basin Program, http://www.lcbp.org/lcstate.htm

Bonne lecture.

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