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- Des nouvelles de Notre-Dame-de-Stanbridge -

Mieux traiter les truies gestantes

Carole Dansereau

Julien Santerre, propriétaire de la ferme Roger Santerre et fils, a décidé d’innover et de mieux traiter ses 165 truies gestantes.

Le 22 janvier dernier, des membres du conseil municipal, du comité de développement stanbridgeois ainsi que des amis de la famille Santerre visitaient le nouvel emplacement destiné aux truies gestantes de la ferme Roger Santerre et fils. Cet agrandissement permet aux animaux de se déplacer et de vivre ensemble dans un espace où chaque animal dispose de 22 pieds carrés (environ 2 mètres carrés) pour se mouvoir à sa guise. Rappelons que, dans les élevages industriels, les truies gestantes sont habituellement isolées de leurs congénères et confinées dans un minuscule espace.

En vertu des nouvelles normes canadiennes visant le bien-être animal, les éleveurs de porcs devront, d’ici 2022, procéder à un agrandissement de 15 à 20 % de la surface de leurs bâtiments, sans accroître pour autant leur cheptel. Or, seulement 25 % des éleveurs de porcs québécois respectent actuellement cette norme. Ils craignent des réactions agressives chez leurs animaux, lesquels ne sont pas habitués à la vie en commun.

Julien Santerre a choisi d’aller à contre-courant et de faire  fi des recommandations  de ses collègues et de croire dans la capacité d’adaptation de ses animaux. « Je connais toutes mes truies et je vais les accompagner dans cette transition, je suis certain qu’elles vont réussir à s’adapter et à s’ajuster à ce changement », a-t-il confié. Il sait que les truies gestantes élevées en groupe donnent naissance à un plus grand nombre de porcelets, qu’elles sont en meilleure santé et qu’elles risquent ainsi moins de se blesser.

Une semaine après leur transfert dans leur nouveau logement, les 165 truies gestantes avaient toutes pris possession de leur espace commun. Elles ont dû apprendre à se côtoyer et à s’alimenter autrement, mais force est de constater que le défi a été relevé avec brio. Nous avons été à même de constater que le calme règne chez les truies. Comme quoi, lorsque nous sommes attentifs et soucieux du confort des animaux, que nous les aimons, tout est possible.

Les parents de Julien, Anne-Marie et Roger Santerre, sont fiers de leur fils. De notre côté, ça nous réconforte de voir qu’il y a des gens impliqués et prêts à remettre en question certaines convictions, certaines pratiques, pour s’engager dans d’autres voies et initier d’autres façons de faire en agriculture. Nous tenons à les en féliciter et leur souhaitons bonne continuation.

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