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- Des nouvelles de Dunham -

L’Orpailleur se renouvelle

Jean-Pierre Fourez

Charles-Henri de Coussergues. Photo de : Orpailleur

Le 10 septembre, avait lieu, au vignoble de l’Orpailleur, l’inauguration du nouvel environnement destiné à la clientèle et aux visiteurs. Le Saint-Armand a été invité à participer à cet événement.

Un peu d’histoire

 Au début des années 80, Charles-Henri de Coussergues tentait la grande aventure de faire du vin au Québec. À cette époque c’était comme vouloir faire pousser des arachides au Groenland : une histoire de fou qui ne devait pas faire long feu !

Téméraire et entêté, ce Provençal d’origine crée avec trois autres complices les bases de l’entreprise qu’ils appelleront L’Orpailleur (sur une suggestion de Gilles Vigneault). Les premières bouteilles sortent en 1985 et, depuis ces temps héroïques, le vignoble n’a cessé de progresser comme pour confondre les sceptiques !

Charles-Henri se plait à raconter les différentes étapes de cette longévité : les débuts avec les essais et les erreurs. Faire pousser de la vigne dans un pays glacé cinq mois sur douze, ce n’est pas évident. Suit le long cheminement du développement, de l’adaptation et de la rentabilité durant lequel l’Orpailleur deviendra une entreprise bien établie, crédible et innovante. Dix vins de la Cuvée classique sortiront tour à tour des chais, lesquels sont, depuis quelques années, en vente à la SAQ.

En 2001, avec son adhésion au réseau des Économusées, le vignoble a vu le nombre de visiteurs exploser (plus de 25 000 par an) et a suscité un intérêt pour la découverte du monde de la viticulture. La Route des Vins a contribué à l’essor de l’œnotourisme dans notre région.

Nouvelles installations et vocation éducative

 Les locaux existants ont été complètement réaménagés. Les nouvelles installations ont été créées et installées par des artisans de la région avec goût et élégance ; du bois, du liège et des éléments du monde de la vigne, comme des fûts ou des morceaux de pressoir, donnent une ambiance presque intime dans un espace aussi grand. Comptoir de plus de 12 mètres pour la dégustation et la vente, rayonnages mettant les vins en valeur, éclairage efficace, tout a été pensé judicieusement.

Charles-Henri de Coussergues est fier de son métier de vigneron et il aime partager son savoir et son expérience. Ses partenaires et lui-même ont imaginé un parcours qui, dès la porte d’entrée, vous raconte l’histoire de l’Orpailleur, qui est en même temps celle de la viticulture au Québec. Ce qui est remarquable dans cette refonte de l’espace, c’est la démarche pédagogique, éducative et interactive. Le visiteur curieux découvrira comment on protège les vignes du froid, pourquoi une centaine de nichoirs ont été installés pour les hirondelles et les merles bleus, ce qu’est la part des anges, comment on fabrique le vin de glace, à quoi servira « l’orgue des senteurs » et les mille autres questions que vous pourriez vous poser. Après avoir étanché votre soif… de connaissances, vous pourrez essayer quelques crus de la maison ; après tout, l’Orpailleur, c’est aussi une entreprise commerciale !

Précisons que ce réaménagement majeur qui a coûté 400 000 $ a été rendu possible par une aide du ministère du Tourisme et de Tourisme-Cantons-de-l’Est. D’autres projets sont en cours mais, pour le moment, l’accent est mis sur les vendanges. Il ne vous reste plus qu’à vous rendre sur place pour vivre une expérience bien agréable. Le vignoble de L’Orpailleur est situé au 1086, rue Bruce (route 202), à Dunham.

Jusqu’au 31 octobre, vous pourrez profiter de la saison des vendanges et de l’atmosphère festive de la Route des vins Brome-Missisquoi en vous joignant à une visite guidée du vignoble, offerte quotidiennement à raison de trois fois par jour. Vous pouvez aussi vous présenter tout simplement pour acheter votre vin de l’artisan et même, pourquoi pas, vous procurer quelques produits du terroir choisis par l’Orpailleur. Et il y a des découvertes à faire tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il est ainsi possible de profiter du vignoble beau temps mauvais temps.

 

 

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