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- Affaires municipales -

Échos des Villages

Pierre Lefrançois

Illustration de Jacques Lajeunesse

Saint-Hyacinthe : la haute vitesse pour créer et maintenir des emplois en région

Dans la municipalité régionale de conté (MRC) des Maskoutains, on est convaincus que l’accès à Internet haute vitesse peut créer des milliers d’emplois en communauté rurale. C’est pourquoi la MRC, le Centre local de développement, la Commission scolaire et l’Union des producteurs agricoles du coin se sont unis pour mettre sur pied le Réseau Internet Maskoutain, qui a été lancé le 16 mai dernier. Le réseau peut desservir 6000 particuliers, à des prix et une performance comparables à ce que l’on trouve dans les grandes villes. Le déploiement a été financé notamment par une enveloppe de 500 000 $ provenant du programme provincial Communautés rurales branchées, dont le budget s’élève à 24 M$.

Le Groupe de travail sur les collectivités rurales branchées estime qu’une telle initiative est cruciale pour stimuler l’économie dans les villages. Ce groupe a récemment remis un rapport à Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales. On y découvre notamment que le branchement des 266 000 foyers privés d’Internet haute vitesse dans l’État du Kentucky, un territoire largement rural et agricole, a généré 3250 nouveaux emplois. « On évite  ainsi des déménagements d’e ntreprises et on attire da vantage de travailleurs à  domicile », fait valoir monsieur  Réjean Roy, chargé de projet pour le Groupe de travail. Bref, brancher son monde, ça fait marcher l’économie locale.

Municipalité de Nouvelle (Gaspésie) : la haute vitesse intégrée à la taxe municipale

Le conseil municipal de ce village de 1765 habitants branche son monde à l’aide  de son propre réseau Internet  haute vitesse, au coût de 80$ par année, montant qui est inclus dans le compte de taxes municipales. À Nouvelle, le territoire est  grand et montagneux ; le  conseil a prévu l’installation de 3 tours autoportantes de  quelque 30 mètres de hauteur et de 4 relais installés sur des bâtiments existants. Un des bâtiments est d’ailleurs situé au Nouveau-Brunswick (Dalhousie). L’évaluation des coûts pour la mise en place des infrastructures est de 125 000 $ à 130 000 $. La municipalité a reçu un don de 15 000 $ de la Caisse populaire de Tracadièche et une aide gouvernementale de 80 000 $ pour la réalisation de son projet.

Saint-Benoît et Saint-Honoré (Beauce) : la fibre optique partout, sans subventions

Les deux conseils municipaux ont décidé de déployer 105 kilomètres de fibre optique pour desservir 740 citoyens à Saint-Benoît et 640 à Saint-Honoré. Le début des travaux  est prévu pour le milieu de juin ; les contribuables visés par le projet seront desservis par la fibre optique pour Internet haute vitesse (5 Mbps) et la télévision numérique au  plus tard en mai 2012. La  tarification est fixée à 34,95 $  par mois.

Les élus ont choisi de s’impliquer directement avec la compagnie, sans subventions, afin que tous les citoyens aient accès à ces services à coût raisonnable pour une qualité c omparable à ce qui est offert aux autres. Les municipalités participeront au projet pour une somme de 530 000 $ alors que la compagnie investira les 828 109 $ supplémentaires. Téléphone Saint-Éphrem assumera aussi les coûts récurrents de location des structures et de transport des signaux et de bande passante, qui sont de 168 057 $.

Amqui : de l’électricité forestière

Dans le village d’Amqui (Gaspésie), une coopérative vend à la municipalité, ainsi qu’à l’hôpital du coin, l’énergie produite dans une bouilloire alimentée par des résidus forestiers. La région de La Tuque (Haute-Mauricie), qui dispose aussi de grandes quantités de résidus forestiers, songe à suivre l’exemple de  ce petit village rural afin  de diminuer sa dépendance énergétique.

Saint-Élie-de-Caxton : qui mène le territoire ? Ses habitants ou ceux qui l’exploitent ?

Le dimanche de Pâques, une compagnie minière de la Colombie-Britannique envoyait un hélicoptère survoler le village de Saint-Élie-de-Caxton, territoire dont elle a acquis les droits en sous-sol auprès du gouvernement du Québec. Les citoyens et leurs élus ignoraient tout du projet. La firme de prospection minière Fancamp Exploration estime que le sous-sol de l’endroit est riche en cuivre et  en zinc.

Le lundi 9 mai, le conseil municipal adoptait une résolution afin de s’opposer à tout développement minier sur son territoire, bien qu’une telle résolution n’ait aucun poids légal en vertu de l’actuelle Loi sur les mines. À noter que, selon cette loi, il suffit qu’un seul propriétaire privé cède aux alléchantes promesses d’une compagnie et la laisse creuser sa terre pour qu’il devienne impossible à la collectivité de bloquer un projet minier. Les élus ont également demandé que la réforme de la Loi permette « un meilleur équilibre entre les droits des communautés et ceux des entreprises ».

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