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- Des nouvelles de Notre-Dame-de-Stanbridge -

Une communauté nourricière qui réunit huit municipalités de la MRC

Carole Dansereau

Même les enfants de l’école se sont mis au maraîchage et à la transformation de leurs récoltes… Photo : Jacques de LaDurantaye

Nous n’avons pas le pouvoir d’agir seuls, de faire abstraction du monde qui nous entoure et, par extension, de cette terre qui n’est qu’un infime grain de sable à l’échelle du cosmos. Il nous faut impérativement penser globalement et agir localement.

René Dubos, agronome, biologiste et écologiste (1901-1982)

Les conseils municipaux de Brigham, Bolton Ouest, Cowansville, Farnham, Frelighsburg, Lac-Brome, Saint-Ignace-de-Stanbridge et de notre municipalité, Notre-Dame-de-Stanbridge, se sont engagés à participer au développement de ce qu’il est désormais convenu d’appeler une communauté nourricière.

Pourquoi s’engager dans une telle démarche ? Je ne peux pas parler au nom des autres municipalités, mais en tant que répondante de ce dossier pour Notre-Dame, je peux dire que plusieurs raisons ont amené le conseil à le faire.

D’abord, parce que la pandémie nous aura appris l’importance d’assurer une sécurité et une autonomie alimentaire, et d’éviter ainsi d’être soumis aux aléas de la production d’aliments provenant des quatre coins de la planète, de diminuer notre énorme gaspillage alimentaire, de garantir une distribution responsable de la nourriture et de nous rapprocher des agriculteurs.

… ce qui a donné lieu à un nouveau marché public au village. Photo :  Jacques de LaDurantaye

Ensuite, parce que notre municipalité s’y connait très bien en matière d’alimentation. Il suffit de s’intéresser à notre histoire pour se rendre compte que l’agriculture demeure l’essence même de notre communauté. Rappelons que Notre-Dame était considérée comme un endroit de prédilection pour l’agriculture, puisqu’elle est située sur les terres fertiles de la vallée du Saint-Laurent. Encore aujourd’hui, c’est avec Pike River, la municipalité ayant les plus importantes superficies de terre de première qualité de la MRC.

Nos ancêtres ont vraiment travaillé dur pour obtenir une terre nourricière. Ils ont défriché et cultivé les produits de la terre, ce qui n’a pas manqué d’attirer, au début du 20e siècle, des entreprises et des commerces des plus prospères. On pouvait alors y compter une centaine de fermes diversifiées. Aujourd’hui, il en reste moins d’une vingtaine (beaucoup moins diversifiées).

S’il est vrai que les choses ont changé depuis, il reste que, contrairement à bien des endroits au Québec, on trouve encore dans notre municipalité des fermes familiales et, quoique peu nombreuses, quelques entreprises de transformation et de distribution alimentaires. Pensons entre autres au Marché Gendreault. De plus, depuis deux ans, une nouvelle offre d’aliments frais et sains est proposée aux citoyens grâce à la mise en place d’un jardin pédagogique intergénérationnel et du tout nouveau P’tit Marché public, lancé l’été dernier.

Il n’en fallait pas plus pour que le conseil municipal se lance dans cette nouvelle aventure en s’associant au Centre local de développement (CLD) et à la firme de communication et marketing Orokom.

Cette dernière aura le mandat d’accompagner, durant les dix-sept prochains mois, huit municipalités de la MRC en leur proposant des outils pour développer une vision concertée et ce, avec les différents acteurs impliqués dans le domaine alimentaire. Cela comprend l’ensemble des écosystèmes, de la production à la transformation en passant par la distribution et la consommation.

Le but de cette démarche ?

 Il s’agit d’abord de créer des réseaux de solidarité entre les agriculteurs et les artisans locaux. Favoriser également une plus grande autonomie alimentaire afin que nos entreprises puissent transformer leurs productions et les commercialiser dans leur municipalité et leur région. Créer un dynamisme au sein des municipalités et surtout, combattre l’insécurité alimentaire.

De plus, comme on ne cesse de nous le répéter depuis un moment déjà, agir localement devient inévitablement la solution la plus durable !

Voilà certainement de beaux défis à relever au cours des prochains mois. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que, le 24 janvier, j’ai participé avec les sept autres répondants des municipalités impliquées à la première rencontre avec la firme Orokom et Leslie Carbonneau, coordonnatrice du dossier au CLD. Un beau mandat en perspective qui contribuera, j’en suis persuadée, à redéfinir notre paysage nourricier et, possiblement, à rallier une très grande majorité des acteurs concernés.

Nous vous tiendrons informés de la suite des choses.

L’entreprise stanbridgeoise Cornes et Sabots élève des chèvres et transforme leur lait en fromage. Photo : Cornes et Sabots

 

 

 

 

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