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- Des nouvelles de Bedford -- Santé -

On coupe dans les services au CLSC

La rédaction

Le 22 mars dernier, les médecins et gestionnaires du CLSC de Bedford apprenaient qu’on n’offrirait pas de services de prélèvements pour fin d’analyse durant les semaines du 4 et du 18 avril. Dans le communiqué qui annonçait la mauvaise nouvelle, Mario Couture, chef de service en médecine de laboratoire pour les RLS (réseaux locaux de services) de La Pommeraie et de la Haute-Yamaska, se disait désolé des inconvénients que cette décision entraînerait.

« A-t-il la moindre idée de ce que cela implique pour les citoyens et citoyennes du pôle de Bedford, demande Lise Gnocchini du Comité citoyen pour la santé dans le pôle de Bedford. Alors que des services de prélèvements de Bedford nous sont alloués normalement sur une base journalière, nous allons maintenant devoir parcourir 48 km pour recevoir ce service ! Pour une personne âgée, malade ou au travail, cette situation n’a aucun sens. Encore faut-il avoir un moyen de transport ! Il ne faut pas oublier que nous vivons en milieu rural et que la base et l’efficacité des services préventifs et des soins médicaux reposent sur la proximité des soins. » Elle tient à rappeler aussi que les RLS sont des réseaux qui ont été mis en place conformément à un décret gouvernemental visant à responsabiliser l’ensemble des intervenants de sorte qu’ils offrent à la population l’accès à une vaste gamme de services de santé et de services sociaux généraux, spécialisés et surspécialisés, et ce sans interruption de l’offre.

Services de proximité en péril

 Mario Couture explique cette décision par une « pénurie de main-d’œuvre », dans ce cas précis, des technologistes. « Espère-t-il avoir réglé ce problème à la fin d’avril, demande de nouveau Lise Gnocchini ? J’en doute et je pense qu’il y a sûrement moyen de faire autrement pour préserver nos services de proximité et assurer adéquatement la santé des citoyens et citoyennes. Cette situation doit être dénoncée et réglée rapidement. Autrement, nous ferons face à une érosion irréversible de nos services », conclue-t-elle en confiant avoir l’impression de vivre sur deux planètes : celle du ministre Dubé, qui promet un système de santé amélioré et celle des administrateurs locaux, qui coupent dans les services.

 

 

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