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- Édito -

L’éditorial

Éric Madsen

Bon an mal an, je parcours en automobile entre 35 000 et 40 000 km par année. Pour le travail, les courses, les loisirs… bref, tous les jours ou presque, assis au volant, je me tape la 235, la 139, la 213, la 10, la 35, et toutes sortes de rangs. Souvent j’emprunte la 133, porte d’entrée du « Bonjour Québec ». Mon dieu ! Quelle belle carte de visite… Nos chemins « font dur » : ils sont troués, bosselés, fissurés, « nids-de-poulisés », « cratérisés », crevassés, défoncés, morcelés… Comment se fait-il qu’ici au Québec on ne puisse pas avoir une surface de roulement convenable ? Surtout quand on pense aux sommes faramineuses qu’on paye en taxes, permis, droits de toutes sortes, et tout ça pour rouler là-dessus ! ! ! On serait en droit d’avoir mieux. L’État est-il de connivence avec les constructeurs automobiles ainsi qu’avec les garages ? Combien faut-il ajouter aux coûts d’entretien normaux de nos véhicules qui roulent dans de tels chemins ? Quelle est leur espérance de vie dans de telles conditions ? Les municipalités ont-elles les ressources nécessaires pour entretenir leurs réseaux routiers ?

Je sais, c’est l’hiver. C’est le pire moment de l’année. N’empêche, les trous et les crevasses ne disparaîtront pas au printemps. C’est pire au dégel, alors qu’on applique sans grande conviction les règlements sur les poids lourds.

Je pourrais peut-être rouler en VUS (véhicule utilitaire sport), en 4 x 4 avec amortisseurs surdimensionnés, barre de torsion extra-renforcée, chaussé de pneus tout-terrain, mais ça ne règlerait pas le problème, bien au contraire.

Alors je vais prendre mon mal en patience et continuer d’endurer. Je n’ai pas le choix, puisqu’on doit avoir les routes qu’on mérite. Comme nos élus d’ailleurs. À ceux-ci, je souhaite qu’ils fassent preuve de justesse et de clairvoyance dans leurs choix d’investissement dans notre réseau local. Depuis que l’asphalte existe, les politiciens ont fait du chemin avec le bitume, mais encore faut-il le mettre à la bonne place. C’est tout un défi, j’en conviens. Entretenir et améliorer nos routes n’est pas une mince affaire. Pour vous en convaincre, lisez donc le Saviez-vous que du présent numéro. Entre temps, gardons les deux mains sur le volant, car après la prochaine courbe, il y a une méchante bosse, et souvent quelques chevreuils prêts à traverser…

Bonne route.

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