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- Édito -

La dévitalisation, une fatalité ?

Pierre Lefrançois

Les experts nous avertissent que, au cours des deux ou trois prochaines décennies, les régions du Québec seront aux prises avec une dévitalisation accélérée en raison du vieillissement de la population qui est nettement plus marqué dans les zones rurales que dans les grandes villes. La dévitalisation, c’est la disparition de services publics, de commerces et d’activité économique sur un territoire, puis la détérioration progressive des infrastructures qui s’ensuit.

Au cours des deux dernières décennies, c’est dans les huit municipalités entourant la ville de Bedford, qu’on a observé le plus important déficit démographique de la MRC de Brome-Missisquoi : l’âge médian y est de 50,5 ans, soit un an de plus que celui de la MRC et 6 ans de plus que celui de l’ensemble du Québec.

C’est pourquoi ces municipalités se sont alliées pour élaborer une politique commune dans le cadre du programme Municipalité amie des aînés (MADA) dans le but de contrer la dévitalisation qui les frappe de plein fouet. C’est qu’un petit nombre d’élus locaux, de citoyens dévoués et d’organismes communautaires y estiment que la dévitalisation n’est pas une fatalité absolue. Dans les pages centrales du présent numéro, vous trouverez l’essentiel de cette politique locale qui était dévoilée à Bedford le 1er février dernier.

L’an dernier, le gouvernement du Québec annonçait des investissements de 12,3 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années afin de concrétiser son plan d’action visant à créer les conditions propices à un vieillissement actif des aînés. On entendait ainsi mettre en valeur l’engagement citoyen, social et professionnel des aînés, soutenir leur participation à la vie sociale et récréative, accompagner et soutenir leurs proches aidants, les encourager à veiller sur leur santé, améliorer leur qualité de vie et, de façon générale, adapter les services locaux à leurs besoins, tout en favorisant la solidarité et le dialogue intergénérationnels et en facilitant l’accès à l’information gouvernementale.

Bien que ce programme gouvernemental n’ait pas encore été mis en œuvre, notamment parce qu’un nouveau parti est arrivé au pouvoir l’automne dernier, nous avons bon espoir que Marguerite Blais, la nouvelle ministre responsable de la Famille et des Aînés respectera l’orientation élaborée sous le gouvernement précédent. Nous croyons que son ministère saura répondre « présent ! » lorsque les municipalités et les organismes communautaires lui présenteront leurs projets, madame Blais ayant déjà montré son intérêt pour la démarche MADA alors qu’elle était responsable des aînés au sein du gouvernement Charest.

 

  1. Je m’inquiète pour Saint-Armand ! Déjà l’église où ma mère s’est marié, ou ma fille a été baptisée est fermée. Ma grand-mère Léona Choinière Courchesne, épouse de Lionel, a été « maître » de poste durant plus de 30 ans.
    Qu’arrivera t-il à ce village ?

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