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Chant des frontières

Comment créer une tradition
Robert Trempe

C’est le pape Jean XXIII (on se souvient ?) qui avait répondu à ceux qui le critiquaient et lui reprochaient de ne pas suivre la tradition : « Mais j’aime beaucoup les traditions… je les aime tellement que j’en crée. » Paradoxe, évidemment ! Mais qui pose une bonne question : comment crée-t-on une tradition ?

D’abord une tradition exige la durée. Quand on dit que les fraises de chez Untel sont délicieuses année après année, c’est que Untel a développé des manières de faire qu’il a perfectionnées au fil des ans de sorte qu’on peut s’attendre à ce que son produit soit de très grande qualité.

La tradition vise donc aussi une permanence dans la qualité. Vous me direz qu’il existe des commerces dans lesquels le service est traditionnellement mauvais ! ! ! J’espère que les gens de ces commerces ne font pas d’efforts pour rendre de mauvais services ! ! Car si on se donne la peine de créer ou de poursuivre une tradition, on a un objectif de qualité.

La tradition peut être flexible quand l’objectif de qualité est en jeu. La tradition n’a rien contre l’adaptation au temps qui passe, mais pas au point de se renier !

La 7e édition du Chant des frontières illustre bien ce qu’est une tradition (une courte et humble tradition mais une tradition quand même !) Ce sera en effet la 7e année que des chorales viennent à Saint-Armand pour le plaisir de ceux et celles qui aiment chanter ou entendre chanter. Et n’oublions pas la chorale de Saint-Armand qui reçoit les autres chorales et qui se produit chaque année.

De  même, depuis 7 ans, des personnes de notre milieu s’impliquent pour assurer la qualité et bien organiser l’événement*. Depuis le début, la municipalité et de fidèles commanditaires appuient le projet. Et le Journal également. C’est cela une tradition, modeste mais réelle.

La recherche de la qualité a toujours été présente, que ce soit dans la participation de grands ensembles ou dans la prestation de duos ou de solistes  qui ont suscité l’enthousiasme.  Cette qualité, on la retrouvera pour cette 7e édition quand la chorale de Saint-Armand et le Chœur à Neuf se partageront la soirée.  Savez-vous que plus de 25 ensembles sont venus à Saint-Armand depuis le début de cette manifestation et sont repartis contents, avec le sentiment d’avoir joué pour un auditoire intelligent, attentif et chaleureux ?

Et cette tradition évolue lentement, au rythme de la vie, des circonstances et des personnes. Les répertoires et les groupes se transforment mais la recherche de la qualité demeure.

Alors, cette 7e édition du Chant des frontières se tiendra le samedi 16 octobre, à l’église Notre-Dame-de-Lourdes de Saint-Armand (au même endroit), à 19 h 30 (à la même heure) et les billets se vendent 13 $, 2 pour 25 $ (au même prix). Ils sont disponibles aux mêmes endroits (Magasin général de Saint-Armand, le Bistro le 8e Ciel à Philipsburg, La Rumeur affamée de Dunham et Aux sucreries de l’érable de Frelighsburg).

*Le comité organisateur, qui s’entoure aussi de bénévoles, est composé de Louis Arpin, Marie Dubé, Rita Dupont, Carmen Larocque, Richard Tremblay, Robert Trempe et Nicole Williams.

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