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- Édito -

VIVRE EN ARMANDIE : ENTRE CULTURE ET AGRICULTURE

Pierre Lefrançois

Nous sommes tous des ruraux. L’Armandie est un vaste territoire dont le zonage est presque essentiellement vert, c’est-à-dire que le gros de sa superficie est consacré aux activités agricoles et forestières. Les deux seules villes qu’on y trouve, Bedford et Dunham, ont conservé un cachet qui tient davantage du rural que de l’urbain. Et c’est comme ça que nous aimons cette région, qu’on y soit né ou qu’on l’ait un jour choisie pour y faire son nid.

Bien qu’elle soit essentielle à l’exercice de l’agriculture, la campagne n’attire pas que des agriculteurs et des forestiers. Elle exerce aussi un grand attrait sur les artistes, les artisans et des gens d’horizons divers qui recherchent la nature, le grand air et la beauté des paysages. La population rurale est une véritable mosaïque culturelle. Pas étonnant donc que les élus de Saint-Armand se soient dotés d’une politique culturelle qui sera d’ailleurs lancée en juin prochain à l’occasion de la troisième édition des Festifolies en Armandie, dont nous dévoilons une bonne partie de la programmation dans le présent numéro. Vous y apprendrez aussi que le célèbre orchestre I Musici donnera un concert à l’église Notre-Dame-de-Lourdes de Saint-Armand et que l’église Sainte-Croix de Dunham accueillera le trio Hochelaga, de même que les stagiaires de l’Académie de musique du Centre d’Arts d’Orford. Le jeune romancier armandois, Christian Guay-Poliquin, poursuit sa chronique littéraire en nous faisant découvrir la « publibrairie », tandis que Jean-Simon Voghel pousse le bouchon en nous invitant à une forme de performance qui décoiffe.

Mosaïque oblige, quelques articles traitent de sujets relatifs à l’agriculture : les difficultés criantes des producteurs laitiers, les inquiétudes bien réelles des acériculteurs et les problèmes préoccupants de la relève agricole. De plus, François Normandeau nous offre le premier d’une série d’articles sur l’érable et l’acériculture, un sujet qui le passionne manifestement.

Par ailleurs Christian Guay-Poliquin assure également le suivi des promesses que le député fédéral Denis Paradis avait faites au sujet de sa volonté de dépolluer la baie Missisquoi. On se souviendra de la série d’articles que nous avons publiés en 2014 sur l’état lamentable du lac Champlain et des engagements que le député avait pris à cet égard lors de sa campagne électorale de 2015, promesses dont nous avions fait écho dans nos pages l’an dernier.

Enfin, quelques nouvelles en provenance de quelques-unes des municipalités de l’Armandie complèteront ce numéro, parce que nous sommes tous des ruraux et que, malgré nos différences, nous habitons le même territoire et sommes concernés par les mêmes questions, puisqu’elles constituent notre réalité.

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