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Saint-Armand, porte d’entrée touristique régionale

Guy Paquin

L’entrée au Québec près du poste frontière de Philipsburg (photo : Marie-Hélène Guillemin-Batchelor)

La municipalité de Saint-Armand se confirme de plus en plus comme une des importantes portes d’entrée régionales dans le domaine récréotouristique. Dès l’an prochain, les croisières qui amènent des visiteurs de Venise-en-Québec jusque chez-nous prendront un caractère plus régional que local.

En effet, selon Réal Pelletier, maire de Saint-Armand, ces croisières, au moins une fois la semaine, offriront au visiteur un parcours-découverte de la route des vins. « Quand le groupe de visiteurs aura terminé sa visite à Saint-Armand, un minibus les mènera sur la route des vins, tout en leur permettant de découvrir nos beaux paysages montagneux et ruraux. »

Sur le site Web de la municipalité, on trouve déjà plusieurs pages abondamment illustrées qui permettent de faire connaissance avec les attraits touristiques et patrimoniaux  de notre village. Avec le lac Champlain d’un côté et le poste frontière pas loin, notre vocation de porte d’entrée régionale devient manifeste. Cela se confirmera d’une autre façon encore dès l’an prochain. On se rappellera que, dans le dernier numéro de votre journal, trois entrepreneurs locaux souhaitaient la mise en place de diverses initiatives pour aider le développement récréotouristique de Saint-Armand et de la belle région environnante.


Le quai de Philipsburg (photo : Marie-Hélène Guillemin-Batchelor)

Les responsables du Bistro le 8e Ciel, des Halles du quai et du magasin général émettaient, parmi d’autre souhaits et suggestions, celui d’une mini-marina dans l’anse derrière la station de pompage de l’eau. La chose se fera et ce, dès 2013. « Nous allons consacrer une somme que je ne peux préciser absolument mais qui se situera dans le registre des 5 000 à 10 000 dollars pour faire la marina, confirme Réal Pelletier. » Qu’on se rassure, on ne verra pas le rallye des « cruisers » dans l’anse. « Que des voiliers, assure M. Pelletier. Il n’est pas question que des grosses embarcations à moteur viennent déverser leur trop-plein vis-à-vis la prise d’eau de Bedford. Mais des voiliers, ça ne pose aucun problème. »

Cette marina consistera en dispositifs d’amarrage pour les voiliers et en un débarcadère pour leurs passagers. Le débarcadère sera fait de quais flottants dont l’achat représente le poste le plus important du budget mentionné plus haut.

« Et en prime, ça règle un problème de trafic aquatique, ajoute le maire. Souvent, cet été, quand un bateau avait fini de s’amarrer près du quai, le bateau de croisière arrivait et le propriétaire du plus petit bateau devait revenir déplacer son embarcation pour lui laisser la place. » Avec la mini-marina, plus de bouchons de circulation autour du stationnement nautique.

Bureau d’information touristique

Il faudrait, pour compléter et officialiser notre rôle de porte d’entrée touristique régionale, un véritable bureau d’information touristique aux abords du poste frontière. Ce poste frontière devrait d’ailleurs prendre encore plus d’importance avec le prolongement de l’autoroute 35.

Où donc en est le projet d’un bureau d’info touristique ? Réal Pelletier appelle à la patience. « Dans les derniers projets de prolongement de la 35 que j’ai vus, il y a un réaménagement de la douane et de ses abords. Inutile de faire un office du tourisme maintenant, si c’est pour le voir disparaître ou le déplacer suite à ce réaménagement. »

Le dernier segment de la 35 est prévu pour 2016-2017. Le maire de Saint-Armand se dit optimiste pour l’établissement du bureau touristique en 2017. Ce projet a d’ailleurs l’accord entier de la MRC de Brome-Missisquoi. « Nous avons donné notre appui public à cette initiative, rappelle Robert Desmarais, directeur général de la MRC. Le CLD a fait de même. »

Selon M. Desmarais, en 2011, Tourisme Cantons de l’Est a recommandé à Tourisme Québec d’aller de l’avant avec le projet. Tourisme Cantons-de-l’Est est le mandataire de Tourisme Québec dans notre région.


photo : Marie-Hélène Guillemin-Batchelor

 

« Mais qu’il soit clair que c’est au Ministère de payer pour le fonctionnement quotidien de ce bureau touristique, avertit le directeur général. Car il s’agira de s’en servir non seulement comme porte d’entrée régionale mais aussi comme vitrine frontalière pour tous les attraits touristiques du Québec. » En ce sens, la logique veut que les frais de fonctionnement soient partagés entre tous les Québécois.

Dans la région des Cantons-de-l’Est, il existe déjà cinq bureaux touristiques. On en trouve un à Saint-Alphonse-de-Granby, à mi-chemin entre Cowansville et Granby, sur l’autoroute 10. Il y en a un autre à Danville, desservant la MRC des Sources. Un autre se trouve à Magog. On en a placé un à Melbourne, entre Drummondville et Sherbrooke. Et il y en a finalement un autre à Sherbrooke.

On le constate, le bureau touristique de Saint-Armand serait le seul à desservir une clientèle très majoritairement américaine, du fait de sa localisation sur la frontière. MM. Desmarais et Pelletier disent que s’il voit le jour il comprendra, en plus du comptoir d’information, quelques commerces tels restaurant, boutique de souvenirs et cadeaux, etc. Voilà une autre source de revenus et d’emplois locaux.

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