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- Aînés -- Dossier Santé -

Vieillir chez soi

Une entrevue avec Lise Bourdages, coordonnatrice de la Station communautaire de Saint-Armand
La rédaction

Infirmière de carrière, Lise a œuvré pendant 42 ans dans le système de santé québécois. Elle a été active au sein de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie pour faciliter les relations des patients avec les divers services et établissements de santé de la région, de même que pour assurer le maintien ou la mise en place de services de proximité, notamment à Bedford et à Cowansville. Aujourd’hui retraitée, elle a trouvé un autre moyen d’aider sa communauté.

Qu’est-ce que la Station communautaire de Saint-Armand ?

Nous assistons à un vieillissent rapide de la population. Même si le CLSC et d’autres structures du système actuel offrent un certain nombre de services aux personnes âgées, on constate qu’il existe un phénomène d’isolement chez les aînés : ils sortent moins souvent qu’avant, rencontrent de moins en moins de monde et sont moins actifs qu’ils le pourraient. C’est mauvais pour leur santé et ça pourrait compromettre leur maintien à domicile, à moyen ou à long terme. Et on sait bien que les gens préfèrent vieillir chez eux plutôt que de devoir se retrouver en foyer ou en CHSLD.

Pour remédier à cet isolement et contribuer à garder les aînés actifs, la Station communautaire s’est donné pour tâche d’organiser des cours, des ateliers, des sorties, toutes sortes d’activités qui créent des occasions de rencontres entre les membres de la communauté, les jeunes aussi bien que les aînés, les résidents de longue date aussi bien que les nouveaux arrivants. Nous pensons que, pour le bien de tous, il importe de favoriser les interactions sociales entre les gens.

L’infirmière a beau avoir pris sa retraite, elle continue à prendre soin du monde, c’est ça ?

Ah ! Peut-être… Vous savez, je me souviens que, lorsque j’étais une jeune infirmière et que je m’occupais en même temps de ma fille, des voisins nous préparaient des repas parce qu’ils avaient constaté que je travaillais fort et que je disposais de peu de temps ; un autre voisin est même venu laver ma voiture. Ça se passait à Montréal. Il me semble que la solidarité est quelque chose de naturel, de normal et de nécessaire. Je pense qu’une communauté peut réellement contribuer au mieux-être de tous. Quand on prend le temps de se connaître un peu les uns les autres, on en arrive à avoir le goût de s’aider, de se rendre divers petits services, de garder un œil bienveillant les uns sur les autres. Il faut parfois y mettre un certain temps, mais c’est parfaitement possible d’aller au-delà des préjugés et d’apprendre à faire des choses ensemble.

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