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- À tire-d'aile -- Des nouvelles de Saint-Armand -

Petits échassiers de la baie

Monique Létourneau

bécasseau de Baird

L’Armandie est réputée pour la très grande variété des espèces d’oiseaux qui la fréquentent mais, l’automne venu, c’est particulièrement l’arrivée des oiseaux de rivages à la baie Missisquoi qui attire les ornithologues en très grand nombre.

Ils viennent y observer ces petits échassiers, appelés limicoles, qui prennent un temps d’arrêt dans leur grande migration. Le niveau des eaux du lac étant particulièrement bas en cette période de l’année, les berges se transforment en un milieu favorable pour ces oiseaux en quête de nourriture. Ils picorent sans relâche le fond marin pour y trouver insectes, crustacés et autres organismes aquatiques. Habitants du nord canadien en été, ils font une halte chez nous en automne et repartent aussi soudainement qu’ils sont venus pour poursuivre leur long périple. Leur instinct les guidera vers le sud des États-Unis, voire même en Amérique du Sud pour hiverner.

Pour les néophytes en la matière, il ne s’agit que d’un groupe de petits oiseaux bruns et noirs qui martèlent le fond sablonneux de la baie avec leur long bec. Quand on prête un peu plus attention à ces volatiles à longues pattes, on découvre qu’il y en a plusieurs espèces différentes. On distinguera rapidement le bécasseau minuscule qui, comme son nom l’indique, est de très petite taille, le petit chevalier, beaucoup plus élancé, sans parler du pluvier, plus rondelet avec, au cou, un collier de plumage. Par contre, certaines espèces limicoles se ressemblent beaucoup si bien que seul un ornithologue aguerri saura les identifier.

Phalarope de Wilson

Les observateurs d’oiseaux arrivent seuls ou en groupe et arpentent le rivage. Quand ils décèlent un oiseau rare, ils peuvent rester immobiles comme des statues pendant des heures, en plein soleil, les pieds dans le sable détrempé. Non seulement, ils ne veulent pas effrayer leur cible ailée, mais ils s’efforcent de reconnaître d’infimes détails, les yeux collés sur leur lunette d’approche. Ils scrutent minutieusement la taille et les formes de l’oiseau, la couleur de son plumage, le bec et les pattes. Ils étudient sa façon de voler et écoutent son cri. Très souvent, avec leur appareil photo muni d’un puissant téléobjectif, ils immortalisent l’oiseau en un clic. Quand ils quittent, ils sont fiers de partager leurs découvertes. C’est avec des étincelles dans les yeux qu’ils nous dévoilent les espèces inusitées qu’ils ont observées, par exemple, le bécasseau de Baird, la barge marbrée ou le phalarope de Wilson. Les photos réalisées par ces experts sont saisissantes et montrent les beautés des limicoles dans leurs moindres détails.

Méfiez-vous ! Cette passion peut vite devenir contagieuse. Vous vous surprendrez peut-être l’an prochain à saisir rapidement vos jumelles pour observer ces oiseaux en visite chez-nous. Les résidents de Saint-Armand ont une richesse volante tout près d’eux à découvrir.

PHOTOS : résidente de La Falaise, à Saint-Armand, Michèle Daoust se passionne depuis quelques années pour l’ornithologie. Elle passe de longues heures à prendre des photos sur les berges de la baie Missisquoi.

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