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- Des nouvelles de Notre-Dame-de-Stanbridge -

Le marché Axep Gendreault réduit son empreinte environnementale

Pierre Lefrançois

Non satisfaits d’être propriétaires de l’un des rares marchés indépendants à dimension humaine de la région, Kim Gendreault et Robertyan Marini adoptent diverses mesures dans le but de réduire l’empreinte environnementale de leurs activités commerciales.

Depuis un an, leurs résidus organiques prennent le chemin du site de compostage de Brome-Missisquoi. L’été dernier, ils ont banni les sacs en plastique à usage unique et, plus récemment, ont remplacé les barquettes en styromousse dans lesquelles sont présentés viande, fruits, légumes et produits cuisinés sur place par des emballages moins polluants.

La gestion d’une épicerie-boucherie et d’une cuisine de traiteur entraîne la production d’une grande quantité de résidus organiques. Fort heureusement, Notre-Dame distribue depuis un bon moment déjà des bacs bruns aux commerçants de son territoire. Daniel Tétreault, le maire, est fier de souligner le fait que sa municipalité a été la première à le faire. Rappelons que le conseil municipal de Notre-Dame et le Comité de développement stanbridgeois ont également pris des mesures dans le but de réduire l’empreinte carbone de divers événements organisés sur le territoire, La Fête dans l’rang et le souper des bénévoles, notamment, pour lesquels on a banni l’usage de gobelets en plastique ou en styromousse, ainsi que celui de la vaisselle et des ustensiles jetables. Des initiatives semblables contribuent certainement à sensibiliser les citoyens aux questions environnementales et à favoriser l’adoption d’une attitude proactive au sein de la communauté.

Le marché Gendreault a donc remplacé les sacs en plastique à usage unique par des sacs en papier brun, qui ont l’avantage d’être compostables (ils peuvent également servir à démarrer le feu dans le poêle à bois ou le foyer…) On offre aussi des sacs réutilisables qui, selon Robertyan Marini, sont nettement plus populaires depuis qu’on a exclu les jetables. L’impact de cette mesure est donc appréciable. « C’est plus cher, souligne-t-il, mais ça en vaut la peine. Le sac de plastique à usage unique nous coûte 0,04 $ l’unité alors que le petit et le gros sac de papier nous reviennent respectivement à 0,05 $ et à 0,16 $ chacun. » Avant cette initiative, le marché Gendreault utilisait environ 1000 sacs jetables par semaine, soit 52 000 par année.

Il s’est avéré plus compliqué et plus onéreux de remplacer les barquettes en styromousse. À L’Axep, on en emploie chaque semaine de 350 à 400. Or, 80 % de ces emballages prennent le chemin des ordures destinées à l’enfouissement tandis que le reste se retrouve dans le bac de recyclage. Dans ce dernier cas, il n’est généralement pas trié par les centres de tri en vue du recyclage. Il se retrouve donc, le plus souvent, dans les ballots de plastiques mélangés, ce qui en diminue la valeur de revente, ou dans les rejets des centres de tri qui iront à l’enfouissement.

À l’épicerie de Notre-Dame, des barquettes compostables composées de plastique à base de canne à sucre les remplacent désormais. Cette matière est acceptée dans les bacs bruns destinés au compost. Mais il faut y mettre le prix : contre les 0,02 $ que coûte le produit à base de styromousse, il faut en compter 0,22 $ pour l’emballage écologique, soit dix fois plus ! Kim et Robertyan envisagent de convaincre leur clientèle de se servir en fruits et légumes offerts en vrac et de les ranger eux-mêmes dans des sacs en papier mis à leur disposition. « Ce changement d’habitude permettrait de remplacer nos nouvelles barquettes en canne à sucre par des sacs en papier moins coûteux. » Il permettrait également d’éliminer la pellicule plastique qu’on emploie dans l’emballage des fruits et légumes en barquette.

 

 

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