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La tournée des 20 à la gare de Saint-Armand

Éric Madsen

Depuis maintenant treize ans, au fil des années, la Tournée des 20 est devenue un événement artistique incontournable dans Brome-Missisquoi. Cette année encore, des artistes de Saint-Armand et Philipsburg font partie de ce tour unique et ludique.

Par le passé, dans nos pages, nous avons écrit sur nos artistes et artisans ; pensons à Marie Madore, Danielle Clément, Sara Mills, Michel Louis Viala, Jean-Pierre Contant. …

Cette année, deux artistes invitées exposent à la gare, au cœur du village. Il s’agit de Yolande Brouillard et d’Annie Ducharme.

Yolande Brouillard

Yolande Brouillard, 54 ans, se définit comme une artiste visuelle. Originaire de la Montérégie et résidente de Cowansville, cette peintre évolue dans le milieu de l’art contemporain depuis plus de trente ans. À travers son œuvre, il« se manifeste une poésie visuelle où la présence du corps humain se fond au paysage afin d’exprimer le lien qui existe entre la nature, la vie et le sacré ». Inspirée par ses nombreux voyages en Inde et au Costa Rica notamment, l’artiste recherche la transparence dans la simplicité du sujet. Dans sa récente production, elle sonde la terre à la recherche de racines qui serviront comme des dentelles intégrées aux paysages. « Sa démarche est une recherche de beauté et de vie dans ce qui à première vue semble un déchet banal retournant incognito au cycle de la nature. Entre ses mains, cette matière se transforme en un nouveau souffle d’inspiration ».

Annie Ducharme

Annie Ducharme, 41 ans, est bijoutière depuis huit ans. Son atelier et sa demeure sont à Sabrevois. Elle aussi puise dans la nature sa matière première pour fabriquer bracelet, pendentif et boucle d’or­eille. C’est à partir d’os de pattes d’orignaux, de cerfs ou encore de bisons, qu’elle trouve le support pour y ajouter différentes pierres telles que l’onyx, le grenat ou le jade. L’os est sablé, taillé, peint, ou naturel, mais obligatoirement vernis pour éviter son jau­nissement. Très organique comme composé, elle s’inspire et dit être influencée par la culture amérindienne. La récupération d’objets aussi divers que l’ivoire d’anciens claviers de piano devient, avec l’imagination de l’artiste, la matière d’un bijou unique et original. On peut trouver ses créations à son atelier, à la Coop Arto de Saint-Jean-sur­Richelieu, et à la galerie ? Royer, rue i Laurier à Montréal.

Au moment d’écrire ces lignes et à l’aube d’une élection fédérale où les coupures budgétaires dans les arts au Canada soulèvent la controverse, il est bon de constater qu’ici chez nous, une vitalité artistique existe véritablement ; il est de notre devoir de la faire vivre et de l’encourager pour garantir notre avenir.

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