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La chronique

Pierre Lefrançois

Dans un journal on trouve deux grands types d’articles : ceux concernant une nouvelle (description, analyse, commentaires d’un événement) et les articles d’opinion qui illustrent ce que cet événement a pu susciter comme réflexions personnelles. Parmi les articles d’opinion il y a, bien sûr, l’éditorial, mais aussi la chronique qui est un autre regard  particulier sur notre société. L’AMECQ (Association des médias écrits communautaires du Québec) décrit la chronique comme ceci :

« La chronique constitue sans doute le genre journalistique le plus diversifié. C’est un texte fourre-tout qui rapporte, explique, interprète, commente et juge des sujets de tout ordre. En règle générale, il s’agit d’un article que l’on peut régulièrement retrouver placé au même endroit. Les journalistes responsables de chroniques, que l’on appelle des chroniqueurs (columnists en anglais), rapportent des informations et donnent des explications pratiques qui peuvent aider les gens à résoudre leurs problèmes quotidiens ou à réfléchir sur des sujets d’envergure. Il y a des chroniques d’humeur et des chroniques traitant de sujets concrets.

De manière générale, ce qui compte le plus avec la chronique, c’est la signature et la régularité. Le chroniqueur est une « vedette » ou une « vedette en construction » et il revient de manière régulière au même endroit avec le même espace.

Pratiquement née dans les années 1970, la chronique (column), est soit spécialisée thématiquement (médecine douce, cinéma, sexualité, etc.), soit spécialement stylée (Foglia dans La Presse, Dion dans Le Devoir, Martineau dans Le Journal de Montréal). Elle est habituellement toujours signée du même journaliste, libre de choisir et de traiter un sujet qui l’inspire. Dans les grands quotidiens, le rédacteur en chef confie souvent ses chroniques à des vedettes (journalistes, anciens sportifs, etc.), ou à des auteurs dont le style est facilement reconnaissable. Chroniqueurs et rédacteurs en chef s’entendent pour dire que c’est la qualité de l’écriture qui fait l’intérêt d’une chronique.

Chronique est un terme assez générique pour des articles qui se retrouvent soit dans les pages d’opinion, soit ailleurs dans le journal. La chronique peut différer de l’avis de l’éditeur, et le fait d’autant plus qu’on trouve ailleurs dans les pages un éditorial formel et les chroniqueurs peuvent très bien se contredire aussi entre eux. »

Concrètement, on peut imaginer que si un événement important arrive, un incendie par exemple, la nouvelle décrira la scène, les circonstances qui l’ont provoqué, le nombre de blessés, l’intervention des pompiers etc. L’éditorial utilisera le prétexte de ce feu pour dénoncer, si c’est le cas, les lacunes en matière d’équipement de secours. La chronique, quant à elle, totalement libre, s’inspirera de ce sujet pour parler de la peur du feu ou utiliser le témoignage d’un rescapé… le choix est infini.

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