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- Courrier des lecteurs -

Courrier des lecteurs

Bien que l’équipe éditoriale du Journal ait pris position contre le projet de prolongement de l’autoroute 35, nous publions ici quelques lettres de nos lecteurs qui expriment leur appui à ce projet. Soulignons toutefois que ces citoyens expriment également le désir de bonifier les plans présentés par le ministère du Transport. L’espace manque pour publier ici l’intégralité de ces lettres. Nous publions en pages 2 et 3 de larges extraits qui en rendent l’essence. Merci à ces lecteurs de participer au débat.

OUI AU PROLONGEMENT DE LA 35

[…] Personne ne souhaite défigurer le paysage et saccager la nature au profit d’une autoroute, mais faisons preuve d’un minimum de lucidité et admettons que le prolongement de l’autoroute, contrairement à ce qu’ont affirmé les commissaires du BAPE, est une nécessité pour notre région.

Nécessité au plan de la sécurité d’abord, car quiconque a emprunté la 133 de nuit, sous la pluie ou la neige, sait très bien que le marquage au sol est invisible, que les repères lumineux sont inexistants et qu’il est pratiquement suicidaire de se risquer à emprunter la voie du centre pour tenter un dépassement. Nécessité au plan de la tranquillité, ensuite, car, en détournant la circulation lourde, la nouvelle autoroute redonnera leur quiétude aux habitants des villages que traverse l’actuelle 133.

Nécessité au plan économique finalement, puisqu’un réseau routier efficace et moderne constitue invariablement l’une des clés du développement économique régional. Vous en doutez ?  Allez donc faire un tour en France, aux États-Unis et en Allemagne, puis au Honduras, au Mali et au Niger, et vous m’en reparlerez.

Alors qu’elle est située à moins d’une heure de Montréal et à trente minutes de Saint-Jean, notre municipalité n’a pas, actuellement, la moindre chance d’attirer des entreprises sur son territoire ; alors qu’elle dispose d’atouts touristiques de premier ordre, elle n’arrive même pas à attirer suffisamment de visiteurs pour permettre à sa demi-douzaine de petits commerces de faire mieux que de vivoter. La triste réalité est que notre municipalité est économiquement moribonde. Le prolongement de l’autoroute représente, non pas le seul outil, mais bien un des outils nécessaires à sa revitalisation et à son développement économique.

Alors plutôt que de nous braquer en « pour » et en « contre », associons-nous plutôt en une seule équipe qui travaillera à rendre possible le prolongement de l’autoroute 35, mais en en faisant un projet qui sera respectueux de l’environnement, des droits des agriculteurs et de l’intérêt des générations futures. En somme, poussons le ministère des Transports à travailler plus fort, afin d’élaborer un projet qui soit avant-gardiste, audacieux et rassembleur, vraiment digne de l’avenir que nous souhaitons tous nous offrir, à nous comme à nos concitoyens.

François Renaud,
Saint-Armand

 […] Oui, le BAPE s’est prononcé contre certains aspects du projet, mais cela n’enlève rien à la nécessité de réaliser l’autoroute moyennant certains changements qui permettraient de protéger  espècesles menacées comme la tortue à carapace molle.

[…] Dans l’entretemps, des touristes, des parents et des ami(es) étaient victimes d’accident mortels dans l’entonnoir que représente la route 133. Combien de personnes sont ainsi décédées sur cette route depuis 40 ans ? À raison de 5 à 10 décès annuellement, ça pourrait facilement frôler les 200 morts.

Il y a plus de 30 ans, le Dr Adrien Tougas me demandait de faire une recherche sur la 133, suite au décès de deux de ses proches parents. Mon enquête m’a appris alors que cette route nationale était très dangereuse. Dans cet entonnoir, on retrouvait des dizaines de cours privées, des dizaines d’entrées de commerce incluant deux bars, et même alors des traverses d’animaux. Cela sans compter les routes qui rejoignent la 133. Welcome to Quebec ! Welcome to the melting pot !

En 1970, j’ai moi-même été victime d’un accident un peu avant Saint-Sébastien. Nous étions six étudiants et étudiantes en direction du cégep. À la première porte où j’ai frappé pour demander de l’aide, un jeune homme blême m’a répondu. J’appris plus tard pourquoi. Son père et son frère étaient morts un an avant dans un accident presque en face de leur demeure…

Les statistiques du poste frontalier de Saint-Armand révèlent que près d’un million de personnes franchissent ce point d’entrée. La solution proposée par les pétitionnaires d’effectuer seulement quelques changements m’apparaît inappropriée à l’aube de ce nouveau siècle. Il faut que la route 35 se construise dans les plus brefs délais pour nous et pour l’accueil des touristes et pour nous prouver que, même avec 40 ans de retard, nous pouvons nous offrir, à nous et à eux, une route moderne autrement invitante que ce vieil entonnoir dangereux que constitue cette désuète route 133.

Claude Montagne,
Saint-Armand

[…] malgré les inconvénients qu’une voie rapide peut apporter, il y a de nombreux avantages, facilement mesurables, soit :

  1. l. les bonnes voies de communication attirent des entrepreneurs qui créent des emplois ;
  2. les commerces locaux pourraient envisager une réorganisation et profiter d’un apport de visiteurs ;
  3. les villages actuellement traversés par la 133 pourraient enfin profiter d’une quiétude depuis longtemps recherchée ;
[…] Qui voudrait que la 133 passe par le bord de l’eau de Philipsburg comme ça se faisait auparavant ? Qui, aujourd’hui, envisagerait de voyager en voiture à cheval parce que c’est plus écologique ? Qui, de nos jours, se passerait du téléphone, du réfigérateur, du grille-pain ou de la lessiveuse automatique ?

[…] Il faut aussi garder en mémoire que les États-Unis sont notre partenaire commercial le plus important et que la tendance a toujours été de faciliter les échanges commerciaux nord-sud depuis les débuts du Québec. […]  Bien que la 55 desserve la Nouvelle-Angleterre, sa situation géographique ne répond pas réellement aux besoins du transport routier ; parlez-en aux camionneurs et aux propriétaires de flottes. […]

Je suis donc pour le prologement de la 35, mais j’estime qu’il serait dans l’intérêt général que les changements suivants soient apportés :

  1. l’échangeur actuellement prévu devrait être déplacé à la rue Montgomery ou il serait dans un milieu déjà urbanisé ; un coup d’oeil rapide au secteur démontre qu’avec un tout petit effort il serait possible de le localiser à cet endroit ;
  2. le viaduc prévu actuellement pour la rue Montgomery pourrait être oublié ; d’où une économie substantielle ; une partie de cet argent pourrait être utilisée [à meilleur escient] ;
  3. la bretelle actuellement prévue pour le poste de pesée pourrait être prolongée pour joindre le chemin du Moulin ;
  4. direction sud, faire une sortie pour la rue Allan ;
[…] ça rendrait la vie plus agréable pour les gens du village et soulagerait la circulation sur la rue Champlain (rue du bord de l’eau) qui est fragile et sujette aux humeurs de la baie Missisquoi (lac Champlain). En utilisant le triangle formé par la 133, la rue South et la rue Montgomery, il semble qu’il serait possible d’obtenir l’espace nécessaire à la réalisation de ce projet. Ça faciliterait également l’accès pour les résidents de la falaise et de Stanley Drive.

  1. la bretelle d’accès au chemin Saint-Armand, actuellement prévue dans un milieu écologique fragile, pourrait probablement être déplacée en tenant compte de la nouvelle donne.

Ces changements seraient bienvenus pour le milieu urbanisé de Philipsburg qui, soit dit en passant, en a grandement besoin. […] Tout ceci permettrait de conserver l’apparence rurale coin Champlain, 133 et chemin du Moulin en plus de probablement faire des économies substantielles en éliminant un viaduc et, moyennant certains ajustements, permettrait à l’éleveur de bovins au coin de la 133 et Champlain de maintenir ses activités.

En conclusion, sommes-nous pour le progrès ? Sommes-nous pour l’avenir ? Nous avons enfin l’occasion de sortir d’un cul-de-sac, d’un statu quo qui ne mène nulle part.

Michel Dupont,

Saint-Armand

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