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Place aux jeunes en région : questions, réponses

Mathieu Voghel-Robert

Brigitte Sauvageau, agente de migration de Place aux jeunes en région – MRC Brome-Missisquoi, en plein travail. (Photo : Mathieu Voghel-Robert

Le printemps est signe de renouveau à bien des égards. C’est la saison de la fin des études, mais c’est aussi le festival de renouvellement de bail. Moment opportun pour prendre une grosse décision comme celle de déménager en région. Parfois, un coup de pouce ou un coup de cœur accélère la prise de décision. Les Séjours exploratoires font partie de ces coups du destin qui facilitent le retour en régions de jeunes exilés. Place aux jeunes en région (PAJR) célèbre ses 15 ans d’existence dans la MRC Brome-Missisquoi, moment privilégié pour faire un retour sur ce catalyseur d’une nouvelle vitalité régionale avec Brigitte Sauvageau, agente de migration à la MRC.

En quoi consiste ton travail pour PAJR ?

Je suis agente de migration, donc ça implique un gros travail de réseautage. Mon rôle est de soutenir les jeunes dans leurs démarches d’intégration. Ça se fait beaucoup par soutien à distance dans la recherche d’emplois et de logements. Les employeurs n’ont pas toujours le réflexe de nous envoyer leurs postes disponibles. Je dois faire beaucoup de recherche afin de les regrouper. Je rédige un bulletin hebdomadaire qui est envoyé à une liste de contacts, de jeunes qui sont intéressés par un retour en région. J’organise aussi les séjours exploratoires deux fois par année. Une autre bonne partie du travail c’est la communication. Je dois faire connaître le programme aux entrepreneurs, aux décideurs, aux intervenants communautaires et aux jeunes du secondaire avant qu’ils ne s’exilent. Comme ça, ils sauront où aller quand ils voudront revenir.

Quelles sont les demandes et les préoccupations les plus fréquentes des jeunes qui communiquent avec toi ?

La plus grande préoccupation, c’est le travail. C’est souvent ce qui fait la différence. Ceux qui me contactent ont surtout besoin d’être rassurés et encouragés. Le meilleur conseil que je puisse leur donner c’est que, pour trouver un emploi, il faut aller plus loin que les offres sur Internet. Les descriptions de tâches ne représentent pas toujours la nature de l’emploi. Il faut être très proactif et ne pas hésiter à se déplacer pour rencontrer les gens en personne. Ici, un employeur va se souvenir de toi. Tu ne seras pas un simple CV dans une pile. Il faut aller vers les gens et se faire un réseau. Même si cette personne n’a pas besoin de toi, elle va probablement parler de toi à d’autres, ou elle va savoir vers qui t’envoyer.

Quels sont les avantages de venir s’établir dans Brome-Missisquoi ?

La possibilité d’acheter une maison et d’avoir un terrain, mais c’est surtout le fait d’être à proximité de la nature, des services et de Montréal tout à la fois qui est intéressant. Il y a aussi de belles opportunités d’emploi. Les participants aux Séjours exploratoires trouvent la région très belle et sont généralement surpris de sa diversité. Elle a l’avantage d’avoir plusieurs pôles, ce qui facilite l’accessibilité aux services.

Quel est le participant type aux Séjours exploratoires ?

Disons que ceux qui sont sûrs de s’installer dans la région sont une minorité, et ce n’est pas parce que les autres n’ont pas le goût. Il y a ceux qui veulent absolument s’installer dans la région et qui ont un coup de cœur, mais sans plus. Et il y a ceux qui recherchent d’abord un emploi et s’installeront, peu importe où ils vont en trouver. Les meilleurs candidats sont ceux qui prennent les moyens de leur ambition. Les participants sont généralement bien convaincus après le séjour, mais s’ils ne font pas des efforts à leur retour, le rêve s’évanouit rapidement. Par année, sur 20, il y en a entre deux et cinq qui s’installent dans l’année suivant leur participation. Il y en a en outre deux à cinq qui s’installent dans les trois ans suivant leur séjour.

À quoi ressemble un Séjour exploratoire ?

C’est beaucoup d’enthousiasme et d’excitation. On doit organiser une « petite séduction ».

Comme c’est un groupe de jeunes, il faut organiser des activités qu’ils vont trouver « le fun ». C’est toujours une belle ambiance. Le vendredi est souvent dédié aux rencontres avec les élus. Le samedi, c’est le moment d’aller à la rencontre des entrepreneurs de différents secteurs d’activités. Ça se termine par un souper festif avec des jeunes des environs. Le dimanche matin s’articule autour de la recherche d’emploi, et c’est ensuite l’heure des bilans.

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