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- Des nouvelles de Saint-Armand -

Nouveau resto à Philipsburg

Guy Paquin

Louise Lassonde et Alain Gagnon

Louise Lassonde et Alain Gagnon travaillent d’arrache-pied pour achever les importantes rénovations qu’ils ont entreprises dans l’ancien Bistro 8e Ciel. Ce couple de Bedford a signé avec la municipalité de Saint-Armand le 13 décembre 2016 un bail leur ouvrant la porte du resto qu’ils sont maintenant à rénover à leur goût et qu’ils veulent ouvrir au plus tard en avril.

Ils l’ont baptisé Capitaine Lou, à cause de la baie Missisquoi, bien sûr, et aussi parce que Louise, avec ses années d’expérience en restauration, a assurément le pied marin qu’il faut pour naviguer sur les eaux parfois périlleuses de la vie commerciale.

Quant à Alain Gagnon, son conjoint, il a été propriétaire de l’érablière du golf de la Vallée des Forts, Au pain de sucre. Nourrir une centaine de personnes ne l’effraie donc pas. Lui aussi a son brevet de capitaine au long cours.

Ils seront donc locataires du resto sur la baie (193, avenue Champlain) pour une durée de trois ans avec option de prolongation pour deux autres années. Ils ont aussi, selon leur bail, la possibilité d’aviser la municipalité, au bout de neuf mois depuis la date de signature du bail, de leur intention d’y mettre fin au bout de la première année si le soufflé financier refusait de lever.

Vendre ou louer ?

Depuis que la municipalité a acquis le lot où sont situés les 193 et 195, avenue Champlain, elle a rapidement trouvé la vocation du 195, devenu la Place du Quai. Mais que faire de l’ancien Bistro 8e Ciel ? La conseillère Ginette Messier s’est faite la promotrice d’une location du bistro plutôt que d’une vente. Mais à certaines conditions à remplir par le locateur et par le locataire.

 Les obligations de la municipalité

Saint-Armand a d’abord dû assurer le branchement du 193, avenue Champlain sur le réseau d’aqueduc et d’égouts de Philipsburg. Selon Alain Gagnon, elle a aussi fourni une thermopompe qui fera sa part dans le chauffage et la climatisation du resto.

Elle devait également assurer l’isolation du bâtiment avant l’arrivée des locataires. Mais ici, coup de chance : en inspectant le grenier du resto, M. Gagnon a découvert des piles de panneaux d’isolant. « Je me suis rendu compte que j’en avais largement assez pour isoler plafond et murs. J’en ai donc informé le conseil, qui m’a autorisé à le faire moi-même. » Ce qui est maintenant achevé. Dorénavant, les profits réalisés l’été ne se dissiperont pas dans l’air glacial de janvier sous forme de factures de chauffage.

Finalement, comme tout propriétaire québécois, la municipalité doit détenir une assurance incendie à ses frais pour le bâtiment.

 Les obligations des locataires

Louise Lassonde et Alain Gagnon doivent évidemment payer leur loyer chaque mois. Celui-ci se chiffrera à 600 $ par mois la première année et à 700$ les deuxième et troisième. Les deux années suivantes seront assorties chacune d’une augmentation de 25 $ par mois.

Si tout se passe comme on l’espère, la municipalité aura donc encaissé au bout de cinq ans la somme de 41 700 $. Mais les locataires devront aussi acquitter les taxes pour l’aqueduc, l’égout et la cueillette des ordures. Ils ont de plus déjà payé 3 000 $ à la municipalité pour acquérir les équipements de restauration déjà en place.

Ils doivent aussi souscrire une assurance responsabilité civile importante, et acquitter les frais de chauffage, d’électricité et de télécommunication. Ils paient eux-mêmes tout permis requis, y compris le permis d’alcool, d’ailleurs déjà réglé.

Les restaurateurs s’engagent à ce que le restaurant reste ouvert toute l’année. Ils garantissent par leur signature du bail qu’ils verront à ce qu’aucun bruit ne vienne troubler la quiétude du voisinage, principalement à compter de 21 heures en semaine et de 23 heures le weekend.

 Et la bouffe ?

« Nous avons une autre obligation, qui sera surtout un plaisir, ajoute Louise Lassonde. Nous nous sommes engagés à offrir des produits locaux et régionaux au menu. Je suis de plus à aménager un beau coin du resto où nous présenterons des produits culinaires et alimentaires non périssables. Nous ne sommes pas autorisés à les vendre, mais ce sera là une bonne occasion pour les intéressés de faire la promotion de leurs produits. »

Que mangera-t-on chez Capitaine Lou ? « Il y aura une table d’hôte de style bistro, cela va de soi, assure Louise. Mais le client étant mon seul patron, s’il veut un « club » ou un beau burger avec des frites, pas de problème. » Les vins de nos vignobles auront leur place au menu.

Ceci écrit, il me vient tout à coup une petite fringale. Louise, Alain, sans vouloir vous brusquer, j’ai hâte de vous entendre crier « À table ! ».

 

  1. çà fait deux fois que je vais au resto Capitaine Lou avec un groupe de plusieurs motos et le resto est toujours fermer…. pas fort vos infos…..

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