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Ralentissez : écosystèmes fragiles ! 

Pierre Lefrançois

Les nouvelles bouées visent à inciter les navigteurs à ralentir l’allure de leurs embarcations à moteur dans certaines zones fragiles. (photo : Caroline Bélair)

Cet été, de nouvelles bouées ont fait leur apparition dans la Baie Missisquoi et l’estuaire de la Rivière aux Brochets. Il s’agit d’une initiative du chapitre québécois de l’organisme Conservation de la nature Canada (CNC). Cette organisation à but non lucratif œuvre en partenariat avec des particuliers et des propriétaires fonciers dans le but de protéger nos trésors nationaux les plus importants par un travail d’intendance à long terme.

Propriétaire de certains terrains riverains, surtout des marécages qui abritent des espèces végétales et animales fragiles, rares ou menacées, CNC travaille également avec des propriétaires privés qui partagent le souci de conservation de ces écosystèmes particuliers.

Les nouvelles bouées visent à inciter les navigateurs à ralentir l’allure de leurs embarcations à moteur dans certaines zones fragiles. On leur demande de réduire leur vitesse à moins de 10 km/h, soit 5,5 nœuds ou milles nautiques. Qui s’est déjà aventuré dans ces parages en canot ou en kayak sait que les bateaux motorisés y circulent souvent à des vitesses beaucoup plus élevées. En plus d’importuner les observateurs paisibles se trouvant à bord des petites embarcations, les pales des moteurs et les vagues causées par la vitesse perturbent l’habitat de certaines espèces menacées ou fragiles, notamment celui d’oiseaux comme la gallinule commune (poule d’eau) et le blongios nain (petit butor), ou ceux de la tortue serpentine et de la tortue molle à épines. L’installation de ces bouées privées est le fruit d’un travail d’équipe d’une dizaine d’années, de concert avec divers organismes du milieu : les bénévoles de SOS Tortues, de Conservation Baie Missisquoi, l’Organisme Bassin Versant Baie Missisquoi, le Zoo de Granby, les municipalités de Venise-en-Québec, Saint-Pierre-de-Véronne-à-Pike-River, Saint-Armand et Clarenceville, et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec. Le financement du projet provient surtout de la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement. CNC en a été l’initiateur et le facilitateur. Selon Joël Bonin, directeur de la conservation et de l’intendance à CNC Québec, « les gens du coin sont des amants de la nature et nous avons beaucoup bénéficié de leur appui ». Caroline Bélair, qui était chargée du projet chez CNC, souligne que « on n’a pas de mal à trouver beaucoup de bénévoles dévoués dans ce secteur ».

Sur le quai de Philipsburg, restauré et nouvellement enjolivé, on vient d’installer un panneau expliquant la raison d’être de ces bouées.

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