- Des nouvelles de Pike River -

Passer au bio, le défi de la ferme Bellemana

Carole Dansereau

Sur cette ferme de Pike River, se côtoient trois générations qui ne cessent de se ressourcer et de nous surprendre. Avant toute chose, voyons ce que signifie le nom de cette entreprise fondée en 1994, question que j’ai abordée d’entrée de jeu lors de ma rencontre avec la pétillante et énergique Nathalie Martin, l’une des quatre partenaires de cette entreprise familiale. Il s’agit en fait d’un nom-valise formé à partir d’éléments tirés de son nom et de son prénom, ainsi que de ceux de son conjoint Martin Bellefroid (Belle-Ma-Na).

Ce couple exceptionnel est engagé et impliqué dans sa communauté depuis des dizaines d’années, lui comme conseiller et maire depuis 2001, et elle comme photographe, ex-conseillère jeunesse à la caisse populaire Desjardins de Bedford, bénévole pour le comité des loisirs jusqu’à l’année dernière et co-fondatrice du festival de la tortue Mikinak. On peut dire que ces deux-là ont littéralement la municipalité de Pike-River tatouée sur le cœur.

De leur union naîtront quatre enfants : Nicolas, Marc-Antoine, Émilie et Benjamin. Deux d’entre eux choisiront de suivre les traces de leur grand-père, Ernest, et de leur père, Martin, comme producteurs de grandes cultures et de veaux, Marc-Antoine se consacrant au volet animal et sa sœur Émilie, au volet grande culture et maraichage. Sous l’impulsion de cette dernière, l’équipe passera d’une agriculture dite conventionnelle à une agriculture biologique. Il aura fallu trois années de dur labeur pour assurer cette transition ! Imaginez : ce sont quatre cents acres de grandes cultures et cinq acres de culture maraichère qui passeront en régie biologique, avec toutes les contraintes et exigences requises pour l’obtention de cette certification. Sans compter que, chaque année, l’équipe doit rendre des comptes à l’organisme de certification en produisant des registres et en accueillant l’inspecteur qui garantira que tout a été fait dans les règles de l’art.

À la ferme, on élève des poules, des poulets et des veaux en les nourrissant de céréales produites sur place. En contrepartie, les animaux fournissent un excellent fumier, qui enrichira le sol et permettra ainsi de cultiver céréales, légumes et fines herbes biologiques. Cette famille déploie beaucoup d’énergie pour nourrir sainement les gens de la région. Elle offre notamment des paniers de légumes biologiques durant 18 semaines chaque été, en plus de vendre à l’année longue des produits de ses élevages et de ses cultures à la boutique de la ferme.

La lutte contre le gaspillage fait également partie de la philosophie familiale, Nathalie Martin s’affairant à transformer les légumes qui risqueraient autrement de se perdre en conserves toutes plus succulentes les unes que les autres. Je vous suggère d’ailleurs de goûter à la Belle-Ail, une excellente préparation à base d’ail. Vous m’en donnerez des nouvelles !

Enfin, si vous souhaitez en savoir davantage sur le défi que cette famille a dû relever lorsqu’elle a décidé de passer d’une agriculture dite conventionnelle à une agriculture biologique, soyez au rendez-vous le 19 février, lors de la journée écocitoyenne présentée à Notre-Dame-de-Stanbridge. Émilie, grande passionnée et communicatrice hors pair, se fera un plaisir de nous entretenir des différents enjeux liés à ce changement de pratique. Vous êtes donc chaleureusement conviés à cet événement unique dans notre région. On vous y attend en très grand nombre !

Événement gratuit

Pour inscription, rendez-vous sur la page Facebook Ô Jardin des ancêtres

 

 

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