Annonce
Annonce

École de Frelighsburg : plus de cent personnes se présentent à l’audience publique

Nos écoles
Claude Montagne

Photo : Johanne Ratté

Les positions étaient tranchées lors de l’audience publique qui s’est tenue à l’école Saint-François d’Assise de Frelighsburg le 21 novembre dernier. D’un côté, une quarantaine de personnes, surtout de Bedford, prônent l’application intégrale du découpage des secteurs scolaires qui est favorable aux écoles de Bedford. De l’autre, plus d’une soixantaine de citoyens de Frelighsburg et du secteur Est de Stanbridge East demandent le statu quo et la confirmation finale de la dérogation acceptée par la commission scolaire Val-des-Cerfs il y a 11 ans et qui permettait à une trentaine d’enfants du secteur Est de fréquenter l’école de Frelighsburg. Bien sûr, la survie des petites écoles est en jeu pour cause de pénurie d’élèves, mais il y a aussi un autre enjeu : le droit des parents de choisir l’école que fréquente leur enfant. Ce droit est inscrit dans le texte de l’article 4 de la Loi sur l’Instruction publique du Québec. Les commissaires doivent donc trouver un compromis acceptable pour tous.

Le point de vue des élus municipaux

Le maire de Bedford, M. Claude Dubois, désire conserver à Bedford son statut de « pôle important de la région » en assurant la survie de ses deux écoles. Le maire de Saint-Ignace-de-Stanbridge, M. Albert Santerre, se dit également « en accord avec les écoles de Bedford » qui souhaitent rapatrier les enfants de Stanbridge East qui fréquentent l’école de Frelighsburg. Quant au maire de Saint-Armand, M. Réal Pelletier, il se dit surpris d’apprendre que deux parents de sa municipalité envoient leurs enfants à l’école Saint-François-d’Assise de Frelighsburg. Selon lui, il faut appliquer des règles claires pour tous et, dans ce sens, il appuie les écoles de Bedford.

  1. Gérald Van de Werve, conseiller municipal de Frelighsburg, a déposé des copies de trois résolutions adoptées à l’unanimité par son conseil. Les élus de cette municipalité estiment que la commission scolaire a l’obligation légale d’assurer le libre choix consenti aux parents en vertu de l’article 4 de la Loi. Selon eux, il importe de consolider la position de l’école de Frelighsburg en modifiant les secteurs scolaires afin de refléter la réalité qui a cours depuis une décennie. De son côté, M. Sylvain Paquette, conseiller municipal de Stanbridge East, invite chacun à se demander pour quel motif des parents de sa municipalité choisissent d’envoyer leurs enfants à Frelighsburg. Devant un tel choix, il estime qu’il faut aller au-delà des règlements afin de respecter le principe du libre choix inscrit dans la Loi.

Les autres intervenants

Mme Annick Falcon du conseil d’établissement (CE) de la polyvalente Jean-Jacques-Bertrand de Farnham demande l’application des mêmes règlements pour tous et appuie le projet de la commission scolaire.

Mme Elise Tougas, présidente du CE de Mgr Desranleau, croit que le réseau scolaire de Bedford serait fragilisé si les commissaires tranchaient en faveur de l’école de Frelighsburg.

Quant à Mme Mélanie Dorval, présidente de l’école de Frelighsburg, elle estime que c’est la réussite de l’élève qui constitue le but ultime du législateur et qu’elle devrait être au cœur de toutes les décisions. Celle qui a été prise il y a onze ans et qui permettait aux élèves du secteur Est de Stanbridge East de fréquenter l’école Saint-François d’Assise allait dans ce sens. Elle rappelle que cette situation ne contrevient en rien à la Loi et ne crée aucune iniquité : l’école de Frelighsburg, dont la capacité d’accueil est de 132 élèves, compte 32 élèves hors secteur sur un total de 108. Mme Claire Lanctôt représente l’Association des parents de Stanbridge-East dont les 30 enfants fréquentent l’école SFA de Frelighsburg. Selon elle, dix-sept familles sont concernées dont six ayant des enfants inscrits au niveau préscolaire. Elle rappelle aux commissaires qu’une décision qui irait à l’encontre de l’article 4 de la Loi risquerait de placer la commission scolaire en situation d’illégalité.

Afin de mieux comprendre pourquoi des parents de diverses municipalités (Bedford, Stanbridge East, Saint-Armand, etc.) choisissent l’école de Frelighsburg, nous publions ici l’intervention de l’un d’entre eux :

Thank you for giving me the opportunity to speak before you tonight. It is good when people can come together and seek solutions and find answers to issues that we hold in common, and these issues become even more precious and important when they concern young children and their families. Eleven years ago, at the behest of a small group of parents from the neighboring village of Frelighsburg, I took a bumpy school bus ride to this very spot. Our purpose that evening was to ask the School Board to permit the families of Stanbridge East to be allowed to send their children to the school in Frelighsburg. At that time, it was a possibility St. Francois D’Assise might close due to dwindling enrollment. Faced with the possibility of the village school closing, people of heart and mind sought a solution. They encouraged parents in the neighboring village to come and join them in their educational project. That first year, 16 children proudly boarded the bus from Stanbridge East, to what surely must be the most beautiful school in all of Quebec. Slowly the vision took shape, and each year since then, families have made the choice to go that route. And they were not then, and are not now, unhappy with their decision. The number has risen to 30, and it would appear that the future of the school looks bright. A parent led initiative, a real grass roots effort succeeded when the future of a village looked bleak. The closure of a village school is all too familiar to the citizens of Stanbridge East. They have lost two schools due to budget cuts, and many would say the social fabric of the village is weaker because of it. I would suggest to you tonight that the call from the parents of Frelighsburg, to the parents of Stanbridge East to help them secure the future of their village school, and the subsequent response, is at its heart a belief that a school is the heart and soul of a village, and we are made weaker when we do not stand on that common principle. Tonight it might seem logical to a School Board faced with shrinking budgets to try to consolidate its transportation routes. There is a long history between Stanbridge East and Bedford. But economic downturns, plant closures, and downsizing have weakened the social link between the two towns. The people of Stanbridge East no longer look only to Bedford for their daily bread. Families have had to broaden their horizons for stable employment, many working from home offices. What was a reasonable assumption no longer holds water. Frelighsburg has offered the parents of our village an option and a choice for the schooling of their young children. To those of you here tonight, who wish to continue doing so I give encouragement. To live in uncertainty is surely to live under the Sword of Damocles. I urge those of you in positions of authority to consider the efforts of these families. I urge you to leave a wonderful solution in place, and be proud and supportive of your constituency. Something wonderful happened 11 years ago, and my hope is that it will serve as an example of the power of people working together to solve problems, by finding common solutions.

Respectfully submitted

Pamela Dillon

Stanbridge East, Quebec

Au moment d’écrire ces lignes, les commissaires n’avaient pas encore pris leur décision…

Laisser un commentaire

Nous n’acceptons pas les commentaires anonymes et vous devez fournir une adresse de courriel valide pour publier un commentaire. Afin d’assumer notre responsabilité en tant qu’éditeurs, tous les commentaires sont modérés avant publication afin de nous assurer du respect de la nétiquette et ne pas laisser libre cours aux trolls. Cela pourrait donc prendre un certain temps avant que votre commentaire soit publié sur le site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avez-vous lu?
Consulter un autre numéro: