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Jour du Souvenir

Claude Montagne

Photo : Claude Montagne

 Le 11 novembre 2011, Bedford a célébré le Jour du Souvenir pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale.

M. Richard  Shuttleworth de Philipsburg (photo : Claude Montagne)

Quelques centaines de personnes, majoritairement anglophones, ont souligné l’Armistice le 11 du 11e mois de 2011. La parade, à laquelle ne participent plus qu’une poignée de vétérans, a emprunté la rue Principale, comme le veut la tradition de cette célébration organisée par la Légion canadienne de Saint-Armand (anciennement Philipsburg). Discours, salut aux soldats morts au combat au son de la trompette, chant de l’hymne national et du God save the Queen ont ponctué l’événement. Par la suite, plus d’une trentaine de couronnes ont été déposées au pied du Monument destiné aux soldats morts au combat, dont ceux de la récente guerre en Afghanistan, sans oublier ceux de la Deuxième Guerre mondiale et de la guerre de Corée.

MERCI, CHERS PARENTS !

Au début des années 1950, une fois la fête de Noël passée, mon frère François, qui était hospitalisé en Allemagne après avoir été blessé à la guerre de Corée, écrivait une lettre à mes parents pour les remercier de lui avoir fait parvenir une boîte de friandises. Il s’agissait de l’une des deux lettres qu’on a retrouvées dans les papiers que mon père avait conservés. Je les ai découvertes après son décès…

J’étais éberlué ! Moi le « Peace and Love », j’avais dans ma famille un frère qui s’était battu en Corée. Blessé, on l’avait transféré en Allemagne afin qu’il y soit soigné. J’ai alors pris conscience de ce qu’avaient probablement ressenti mes parents en lisant ces mots écrits par leurs fils éloigné d’eux durant la période des Fêtes… et d’avoir des nouvelles de lui en provenance d’un endroit aussi distant de Bedford.

Photo : Claude Montagne

Je ne savais trop que faire de ces lettres si touchantes. J’aurais dû les conserver. Mais j’ai plutôt décidé, à regret, de les retourner à mon frère qui vivait encore à cette époque. Pour moi, ce frère était à toutes fins pratiques un inconnu, puisqu’il avait quitté Bedford autour de 1948, soit quelques mois après ma naissance. Il y est revenu à l’improviste tout au plus une dizaine de fois. Je me réveillais le matin et il était là… Il ne restait pas longtemps avant de repartir. Il est mort en 2008 à  Kamloops (Colombie-Britannique) à l’âge de 77 ans. Je ne vous raconterai pas sa vie, mais j’ai pensé à lui le 11 novembre 2011…

La période des Fêtes est aussi un moment où les souvenirs affluent. Les réjouissances nous rappellent, entre autres choses, que, pour certaines familles, il n’y a pas de quoi fêter. Certaines ont été brisées par la Faucheuse qui est passée par là, d’autres sont sans nouvelle d’une fille ou d’un fils parti on ne sait où… ou emprisonné à l’étranger pour une raison ou une autre.

Joyeuses Fêtes tout de même !

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