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- Culture -

DAR : triplement culture

Paulette Vanier

La résidence d’artistes nouvellement rénovée. Photo : Natasha Evoy

Dans ce numéro et les suivants, il sera question de quelques groupes et collectifs qui œuvrent dans le domaine culturel dans la région. D’Est en Ouest donc, un regard sur le parc culturel D’arts et de rêves dans le présent numéro, suivi d’Adélard dans le prochain et du Boulevard des arts/les Festifolies dans le suivant.

Fondé par une artiste des arts visuels, un écrivain et une artiste du cirque, l’organisme à but non lucratif D’Arts et de rêves a été formé en 2015 afin d’aménager un lieu de création, de diffusion et de soutien à la création dans les trois domaines artistiques qu’ils représentaient. L’objectif était également d’offrir aux artistes une résidence-atelier et, au public, un parc culturel où seraient présentées des œuvres de qualité dans le plus grand respect du milieu naturel environnant. Ils souhaitaient en outre que les visiteurs puissent y circuler librement et gratuitement, et sillonner les sentiers à partir desquels ils pourraient admirer les sculptures tantôt monumentales, tantôt plus modestes, mais néanmoins esthétiques, que divers artistes y ont exécutées.

C’est donc sur une ancienne ferme située au cœur de la ville de Sutton qu’ils ont choisi d’installer le parc culturel. Les champs cultivés et les pâturages du passé ont tranquillement retrouvé leur ancienne vocation de prairie, sèche par endroits, humide à d’autres, où s’établissent la flore et la faune sauvages à qui convient cet habitat. Seuls quelques sentiers sont entretenus dans le but d’encourager la promenade, la plus grande partie n’étant fauchée qu’une fois l’an, à l’automne. L’entrée est libre et le parc est ouvert au public tous les jours de l’année, du lever au coucher du soleil.

La vieille grange datant du dix-neuvième siècle et entièrement rénovée accueille les quartiers des artistes, qui y séjournent tour à tour, le temps pour chacun de cerner un projet artistique particulier. La résidence peut en recevoir trois simultanément ; ils créeront seuls, ou ensemble, une œuvre, un écrit, une performance, ou ils ébaucheront un projet destiné à être réalisé plus tard. Cette convivialité a pour effet de favoriser l’interdisciplinarité entre les artistes de même que l’innovation. Et quand l’inspiration manque ou que l’esprit se disperse ou surchauffe, il est toujours possible de faire quelques pas dans le parc sans avoir à se heurter à la foule de piétons qui déambulent au centre-ville. Les résidences sont suivies d’une médiation, c’est-à-dire d’une rencontre entre le public et le ou les artistes invités à rendre compte du processus créatif qui a ponctué leur séjour.

En programme en avril et en mai :

Avril :

Inauguration d’une cheminée-nichoir pour les martinets ramoneurs. Réalisée en collaboration avec le zoo de Granby, ce projet vise à favoriser le retour du martinet ramoneur dans la région, un oiseau indigène dont la population est en déclin du fait qu’il a perdu graduellement ses lieux de nidification, jadis les arbres creux puis, suite à la quasi disparition de ceux-ci, les cheminées des maisons et usines, qui sont de moins en moins accessibles, compte tenu des nouveaux règlements en matière de prévention des incendies (doublure métallique à l’intérieur des cheminées en brique et pare-étincelles, chapeaux et  grille destinés à empêcher les animaux d’entrer dans les cheminées). Sans compter que l’utilisation croissante du chauffage à l’électricité et au gaz a contribué à en réduire considérablement le nombre. La date précise de l’installation reste à déterminer, les contraintes et exigences associées au projet étant nombreuses.

Quelques sites à visiter :

Site québécois bien documenté : https://www.quebecoiseaux.org/martinet

Site du Zoo de Granby https://zoodegranby.com/fr/conservation-et-recherche/en-nature/martinet-ramoneur

http://corridorappalachien.ca/wp-ontent/uploads/2016/09/fiche_martinet.pdf

Site américain bien documenté, où on peut trouver également un plan de cheminée à construire :           http://www.chimneyswifts.org/index_files/Page3641.htm

14 avril :

Médiation : le duo Vespertillo, composé de Tanya Burka et de Sidonie Adamson, artistes aériennes. Sur le site des deux jeunes femmes, on peut lire que « le mot latin vespertilio désigne la chauve-souris et signifie « la petite bête de la nuit », ce qui convient parfaitement à deux artistes qui passent leur vie dans des théâtres obscurs suspendues la tête en bas. » (traduction libre). Voir les sites https://www.sidonieadamson.com/copy-of-moons-eye et https://tanyaburka.wixsite.com/vespertilio

14 mai :

Les samedis DAR : Tri-Cycles Entrelacs, spectacle multidisciplinaire, avec les artistes Michèle Plomer (écrivaine), Nathan Biggs-Penton (cirque contemporain) et Sébastien Pesot (arts visuels). Une co-création qui réunit les trois piliers artistiques sur lesquels repose la mission de DAR.

28 mai :

Les samedis DAR : Inauguration du Cocon à poèmes, un évènement qui fait suite à un atelier de poésie donnée par l’écrivaine Marie Clark à des participants de divers âges et horizons qui auront pondu un court poème retranscrit sur des tablettes d’argile. Une fois cuites, les tablettes seront suspendues dans le Cocon Vendredi Treize, une structure en saule vivant aménagée dans le parc. L’exposition se poursuivra jusqu’à la fête du travail

 

Le Cocon Vendredi Treize attend ses poèmes en argile.                   Photo : Parc DAR

Pour en savoir plus sur le parc culturel DAR et sa résidence d’artistes, visiter le site

www.dartsetdereves.org
57, rue Principale Nord
Sutton (Qc) J0E 2K0
450 531-5707,
info@dartsetdereves.org


Martinet ramoneur en vol.        Photo : Michael Veltri

Le martinet ramoneur est un oiseau migrateur qui niche essentiellement dans l’est de l’Amérique du Nord et qui passe l’hiver dans le bassin supérieur de l’Amazone, principalement au Pérou, dans le sud et le nord-est de l’Équateur, le nord-ouest du Brésil et le nord du Chili. Cet insectivore redoutable passe la plus grande partie de la journée en vol à se nourrir d’insectes, d’où son utilité, notamment pour les agriculteurs. Pour mettre un frein à son déclin, diverses initiatives ont été mises en place dont l’installation de cheminées artificielles, notamment celle que le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, avec la collaboration du Corridor appalachien, a installé sur sa toiture. On en a également restauré une à l’île aux Fraises, dans le parc de la Rivière-des-Mille-Îles, et trois sur une ancienne maison patrimoniale de la ville de Laval tandis que, en 2020, le zoo de Granby s’associait à la ville du même nom pour ériger une cheminée artificielle de six mètres de hauteur, laquelle s’est avérée si accueillante qu’un couple de martinets s’y installait l’année même. En 2022, c’est donc au tour du parc DAR de se lancer dans ce projet ô combien salvateur.

 

 

 

 

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