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Chantelle Vignola-Clermont

nouvelle Armandoise, acupunctrice et vraie rurale
Guy Paquin

Chantelle Vignola-Clermont, acupunctrice de Saint-Armand  Photo : Robert Vignola

Elle est inscrite à l’Ordre des acupuncteurs du Québec depuis 2011 et vient d’ouvrir sa clinique à Saint-Armand. Chantelle Vignola-Clermont et son conjoint Guertin Tremblay ont choisi cette municipalité, quoiqu’ils aient tous deux gardé certaines attaches professionnelles à Montréal.

« J’ai toujours ma clinique à Montréal, confie-t-elle, mais il était clair pour nous deux que nous voulions vivre dans un milieu plus naturel. La qualité de vie est exceptionnelle à Saint-Armand ! La beauté des paysages nous a enchantés ! » Ici, la jeune femme mime avec sa main qui ondule les collines et les vallons de la région.

« On fait beaucoup de vélo et l’hiver, on fait de la raquette ; le terrain de tennis de Philipsburg est à deux pas de chez-nous, et le soir, bonheur, on peut entendre le silence, si on peut dire. »

Ces deux-là ne sont pas des visiteurs de week-end, pas le genre à considérer leur maison du chemin Saint-Armand comme une sorte de chalet ou de résidence secondaire. « On vit ici, dit l’acupunctrice, on achète toute notre nourriture localement. On a des amis dans la région. Bref, on s’enracine solidement. » Même leur chat est un résident permanent.

Il faut dire que Chantelle Vignola est une vraie fille de la ruralité. « Je suis de Saint-Marc-sur-le-Richelieu, alors vivre à la campagne, pour moi, c’est le retour à mon milieu de départ. » Voilà qui explique les légumes dans la vaste cour arrière et même les trois ou quatre érables entaillés à la fin de l’hiver dernier. Eh oui, ils ont fait bouillir l’eau de leurs érables !

Profession : acupunctrice

 Au début de 2018, l’Ordre des Acupuncteurs du Québec comptait environ 900 membres, dont 73 % de femmes. La profession est reconnue par l’État et s’enseigne au cégep de Rosemont à Montréal. Les membres travaillent d’ailleurs beaucoup au côté des médecins dans les centres hospitaliers du Québec.

Pourquoi notre acupunctrice a-t-elle choisi cette profession ? « D’abord, il faut dire que ma mère est une vraie « granole », répond-elle en riant. Les médecines alternatives sont avec moi depuis toujours. J’ai commencé par la massothérapie, façon shiatsu. Cela m’a appris le rôle des méridiens, des points de contact, les rudiments de ce sur quoi se fonde l’acupuncture. »

Il y a eu un stage dans un centre pour femmes atteintes du VIH et là, après avoir réalisé les bienfaits de l’approche et ses propres limites théoriques et techniques, Chantelle s’inscrit en acupuncture au cégep de Rosemont. Après 3 ans de formation et diplôme en poche, elle fait un stage de 120 heures à l’hôpital La Salle, à l’unité des naissances.

« Nous intervenons beaucoup en cours de grossesse et au moment de la naissance. On peut soulager la douleur, aider au travail musculaire pendant les contractions et, généralement, rendre des grossesses à risque élevé moins risquées. »

Et comment donc une aiguille piquée ici ou là sur le corps peut-elle soulager la douleur, par exemple ? « La carte des méridiens, tels que définis dans l’approche chinoise, est étonnamment semblable à celle des réseaux nerveux identifiés par la médecine occidentale, explique Chantelle. L’acupuncteur intervient sur des points de contact, le système nerveux du patient réagit et on a abaissement de la douleur ressentie, ou rémission des problèmes d’insomnie.

« L’acupuncture n’est absolument pas une réaction contre les approches occidentales fondées sur la connaissance scientifique ! J’ai fait un stage de 5 semaines dans un hôpital chinois et là-bas, la médecine et les approches traditionnelles ont chacune un rôle à jouer. L’acupuncture et la médecine sont complémentaires, pas opposées. »

C’est dans cet esprit de complémentarité que notre nouvelle voisine offre ses services à Saint-Armand depuis quelques semaines. Nous lui souhaitons la bienvenue, à elle et à son conjoint, Guertin Tremblay.

 

 

 

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