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Agrosylviculture riveraine de Missisquoi

Bassin versant de la rivière aux Brochets
Charles Lussier

Travaux d’entretien sur une plantation riveraine (photo : Charles Lussier)

De 2002 à 2013, la Coopérative de solidarité du bassin versant de la rivière aux Brochets (CSBVRB) a aménagé en milieu agricole plus de 45 kilomètres de bandes riveraines d’arbres feuillus et résineux et d’arbustes. Le projet Agrosylviculture riveraine de Missisquoi a été mis en œuvre en octobre 2012 afin de mieux comprendre ces systèmes agro-forestiers riverains qui sont très productifs notamment pour la croissance d’arbres. Leur implantation attire une nouvelle biodiversité et crée de nombreux bénéfices écologiques pour les rives des cours d’eau en milieu agricole de la région de Bedford. Ces systèmes diversifiés incluent 25 espèces d’arbres indigènes méridionaux dont 17 espèces de feuillus de valeur (chênes, noyers, caryers, érables, frênes, etc.) et 8 espèces de résineux (thuyas, mélèzes, pins, épinettes, etc.).

Depuis octobre 2012, huit travailleurs en agroforesterie ont réalisé des travaux d’entretien et des suivis sylvicoles sur des plantations de haies d’arbres de feuillus de valeur et de résineux. Ces travaux techniques incluaient la taille de formation et d’élagage de 8000 arbres pour faciliter le passage de la machinerie agricole, augmenter leur solidité contre les grands vents des plaines exposées et améliorer leurs formes et leurs valeurs en matière ligneuse. Afin d’assurer la survie et la bonne croissance des jeunes arbres plantés, du débroussaillage a été réalisé aux 12 kilomètres de jeunes arbres (hauteur 1 mètre) contre les herbacées compétitrices et une protection contre le broutement du cerf de Virginie a aussi été mis en œuvre. Une pépinière rivière aux Brochets (CSBVRB) a aménagé en milieu agricole plus de 45 kilomètres de bandes riveraines d’arbres feuillus et résineux et d’arbustes. Le projet Agrosylviculture riveraine de Missisquoi a été mis en œuvre en octobre 2012 afin de mieux comprendre ces systèmes agroforestiers riverains qui sont très productifs notamment pour la croissance d’arbres. Leur implantation attire une nouvelle biodiversité et crée de nombreux bénéfices écologiques pour les rives des cours d’eau en milieu agricole de la région de Bedford. Ces systèmes diversifiés incluent 25 espèces d’arbres indigènes méridionaux dont 17 espèces de feuillus de valeur (chênes, noyers, caryers, érables, frênes, etc.) et 8 espèces de résineux (thuyas, mélèzes, pins, épinettes, etc.).

Depuis octobre 2012, huit travailleurs en agroforesterie ont réalisé des travaux d’entretien et des suivis sylvicoles sur des plantations de haies d’arbres de feuillus de valeur et de résineux. Ces travaux techniques incluaient la taille de formation et d’élagage de 8000 arbres pour faciliter le passage de la machinerie agricole, augmenter leur solidité contre les grands vents des plaines exposées et améliorer leurs formes et leurs valeurs en matière ligneuse. Afin d’assurer la survie et la bonne croissance des jeunes arbres plantés, du débroussaillage a été réalisé aux 12 kilomètres de jeunes arbres (hauteur 1 mètre) contre les herbacées compétitrices et une protection contre le broutement du cerf de Virginie a aussi été mis en œuvre. Une pépinière

Près de vingt-cinq collaborateurs professionnels et scientifiques en sciences naturelles du Québec et de France ont aussi contribué à faire avancer les connaissances sur les haies brise-vent riveraines en milieu agricole pour le Québec méridional. Le développement d’une clé décisionnelle d’implantation d’arbres en haie brise-vent permettra d’améliorer la croissance/performance des arbres et de mieux planifier les travaux relativement au choix des espèces d’arbres, en fonction de paramètres importants (type de sols, pluviométrie, température moyenne annuelle locale, etc.). Une évaluation sommaire du drainage et de la fertilité des sols des champs adjacents sont parmi d’autres paramètres qui ont fait l’objet d’études sur la compréhension des bonnes croissances d’arbres obtenues ici pour le Québec. Des inventaires sur l’avifaune, la botanique, les insectes nuisibles et les pathologies forestières, et sur le cheptel régional des cerfs de Virginie ont été réalisés pour mieux comprendre l’impact écologique de ces nouveaux systèmes d’arbres en milieu agricole. Une première étude structurée au Québec en entomologie a permis de comprendre l’impact de ces nouveaux habitats sur les communautés d’insectes. La découverte au sud-ouest de Notre-Dame-de-Stanbridge du Chlaenius pusillus, une espèce de scarabée de terre, est la deuxième mention au Québec de la présence de ce prédateur bénéfique pour les cultures adjacentes.

Une première évaluation financière projetée pour 2020 de ce réseau âgé de 10 ans permettra de justifier l’implantation future de ce type d’aménagement agro-forestier pour les producteurs agricoles et d’étendre l’implantation à d’autres régions agricoles du sud du Québec. Mis à part l’effet brise-vent déjà connu, une évaluation des biens et services écologiques (BSE) sommaires comme la formation de nouveaux paysages de type bocages a permis de dégager les avantages et les bienfaits pour les communautés rurales locales et les visiteurs qui fréquentent la région. Un travail sur la séquestration du carbone sur un segment de 1,6 km de haie brise-vent riveraine permettra de quantifier sommairement le degré de captage du carbone de ces haies pour le sud du Québec. Tous ces travaux ont été réalisés le long de la rivière aux Brochets et de ses tributaires, soit de Frelighsburg à Pike River.

À Notre-Dame-de-Stanbridge, un site public de démonstration en agroforesterie riveraine a été aménagé en partenariat avec la municipalité, avec Richard Lauzier du MAPAQ-Bedford et des producteurs agricoles du secteur. Une parcelle de panic érigé de près d’un acre témoigne du projet « La lisière verte » de 80 km réalisé en 2007 par la CSBVRB. Un arboretum riverain ceinturant cette parcelle y a été créé avec plus de trente-cinq espèces d’arbres riverains, dont certains rares, et  une dizaine d’espèce d’arbustes, tous indigènes à cette localité. Les vingt-cinq entreprises agricoles du territoire de Missisquoi, membres de la CSBVRB, où se réalise ce projet, totalisent près de 20 000 hectares. En Montérégie, l’agroforesterie devient ainsi une option intéressante dans les systèmes de grandes cultures pour la production accélérée de bois, l’amélioration des cours  d’eau, la réintroduction d’arbres rares ou disparus et l’augmentation de la biodiversité.

Ce projet a été financé par le Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier – volet II du ministère des Ressources naturelles du Québec/CRÉ Montérégie Est, l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM), la caisse Desjardins de Bedford, le  CFE du Haut-Richelieu-Yamaska, Agriculture et Agroalimentaire Canada et M. Pierre Paradis, M.A.N., député provincial de Brome-Missisquoi. Le coût total du projet est de 125 000 $ dont 65 000 $ sont en services professionnels offerts par des partenaires au projet. La CSBVRB tient à remercier le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, le Centre de recherche sur les grains (CEROM), l’Institut de recherche en développement en agroenvironnement (IRDA), UPA-Gestion intégrée de l’eau par bassin versant, les MRC Brome-Missisquoi et du Rocher-Percé – Laboratoire rural Agroforesterie et Paysages, l’Agence forestière de la Montérégie, le ministère des Ressources naturelles du Québec (Direction de l’expertise-Faune-Forêt-Mines-Territoire de l’Estrie-Montréal-Montérégie et Direction de la protection des forêts), l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), RÉgénérons Vert l’Avenir (REVA), André Sabourin, botaniste, Club Proconseils, Zone de Vie, BiopTerre Inc., Dura Club Inc. Bedford, la Firme CLG et la R-D Agroforesterie Montérégie-Est (R A M E).

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