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Dossier - Chronique botanique d'Armandie -

- Chronique botanique d'Armandie -

Charles Lussier

La région du Haut-Richelieu et de la baie Missisquoi est connue pour ses basses terres argileuses propices aux grandes cultures comme le maïs et le soya. Dans la portion Est de celles du Saint-Laurent, la géomorphologie des embouchures des rivières et ruisseaux d’importance favorise la formation de marécages, de marais, de plaines inondables ou d’autres berges argileuses colonisées par nos grandes érablières argentées. En outre, les lisières de ces milieux humides constituent également l’habitat du…

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Charles Lussier

Un collègue botaniste venu herboriser un jour à Saint-Armand m’a confié qu’il considérait cette municipalité comme la Mecque des botanistes. Entre le cœur villageois et la baie Missisquoi, il y a ce que j’appelle la « flèche dolomitique missisquoienne », une dizaine de buttes de plus ou moins cinquante mètres de hauteur composées de dolomie, un calcaire double comprenant à la fois du calcium et du magnésium. Ce corridor de deux kilomètres de large qui s’allonge jusqu’à Bedford,…

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Charles Lussier

Les butons calcaires entre le cœur villageois de Saint-Armand et la baie Missisquoi constituent l’habitat de nombreuses plantes rares. Ce substrat dolomitique, calcaire et rocailleux explique la présence de l’orme liège aussi nommé « orme de Thomas » ou « orme à grappes ». Il existe dix espèces d’ormes en Amérique du Nord dont trois sont indigènes au Québec : le grand orme d’Amérique ou orme blanc (Ulmus americana Linnaeus) qui, à 35 mètres de hauteur, domine, l’orme rouge (Ulmus…