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LA MAISON GILLES-CARLE EST MENACÉE !

La rédaction

Le 21 juillet dernier, les administrateurs de la Maison Gilles-Carle lançaient un véritable cri du cœur en annonçant la fermeture « temporaire » de la maison et la cessation de ses activités de soutien aux aidants naturels. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que le conseil d’administration a décidé de mettre à pied la formidable équipe de notre organisation, seize personnes dévouées », confie Joannie Tardif, présidente du conseil d’administration du Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi

(RSABM) qui gère la Maison Gilles-Carle. « Nous n’avions pas le choix », explique le trésorier de l’organisme, Kenneth Hill. « Les coupures de subventions survenues depuis un an représentent 186 000 $, soit une baisse drastique de 66 % de notre budget », a-t-il précisé.

Richard Leclerc, vice-président du RSABM, s’explique mal que le gouvernement québécois ne soutienne pas davantage un organisme comme celui-ci qui fait véritablement œuvre utile dans le domaine des services de santé. « Avec une population vieillissante, souligne-t-il, il faudrait plutôt multiplier ce genre de services pour donner du répit aux aidants. Le gouvernement souhaite que l’on garde le plus longtemps possible les gens à la maison afin de désengorger les CHSLD et les hôpitaux. C’est exactement ce que nous faisons. Nous permettons au ministère de la Santé d’économiser beaucoup d’argent en soutenant les aidants naturels qui assurent le maintien à domicile de leurs proches. On estime qu’il en coute environ 71 000 $ par année pour garder une personne en CHSLD, selon les chiffres de 2011 ». Traduit en dollars de 2016, le montant se rapproche probablement plus des 91 000 $. Richard Leclerc rappelle que, paradoxalement, le cœur et incompréhensible ! »

« Finalement, conclut la présidente Joannie Tardif, le plus simple serait que le gouvernement revoie ses politiques et comprenne que la Maison Gilles-Carle de Brome-Missisquoi, comme tous les organismes qui offrent du répit aux aidants naturels, est là pour contribuer à désengorger le système et permettre des économies substantielles en matière de soins de santé. Messieurs Couillard et Barrette, la balle est dans votre camp : il nous faut une entente de service de répit récurrente. »

La Maison Gilles-Carle soutient 211 familles qui contribuent au maintien à domicile d’un de leurs membres. Les économies ainsi réalisées correspondent à 18 millions par année. Il semble clair qu’il faudrait non seulement rétablir le financement de la Maison Gilles-Carle à son niveau des dernières années, mais surtout le bonifier pour atteindre les objectifs de maintien à domicile que le gouvernement dit s’être fixés.

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