Politique : Ensemble des options prises collectivement ou individuellement par le gouvernement d’un État ou d’une société dans les domaines relevant de son autorité.
(Dictionnaire Larousse, édition 2004)
Politicien, politicard, politiquer, politiquement, politisation, politiser, politologue, politicologie.
« Ceux qui voudront traiter séparément la politique et la morale n’entendront jamais rien à aucune des deux. » Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
La vie est politique. Quoi que nous disions, fassions, pensions, nous sommes politiques. Ne pas aller magasiner chez Wal-Mart est un geste politique. Ne pas acheter les légumes du Mexique ou de Chine est un choix politique. Ne pas aller voter le jour d’une élection est une décision politique. Faire son compost, être végétarien, rouler en voiture hybride, appuyer l’énergie éolienne, lire Le Devoir, signer une pétition, écrire une lettre ouverte, recycler La Presse et le métal, tout est politique. Écrire dans un journal est éminemment politique, quoi qu’on en dise. Et que dire des religions, si ce n’est que dans l’histoire de l’humanité, la « cohabitation » entre le religieux et le politique n’a pas toujours été des plus avantageuse pour les sociétés.
Chacun de nous est un gouvernement. Nous administrons nos finances, nous gérons notre santé, nous choisissons nos connaissances, élaborons notre culture et nous avons même le choix de nous séparer ou pas, de vivre seul ou en groupe. En y regardant de près, l’homme naît politique. Avoir une opinion, penser de telle manière, revendiquer des droits, réagir à l’injustice, parler ouvertement, critiquer les lois, s’opposer aux dogmes, vivre libre, tout ça est politique.
Qu’on soit anarchiste, absolutiste, communiste, fasciste, libéraliste, marxiste, monarchiste, royaliste, socialiste, fédéraliste, séparatiste, nationaliste, pacifiste, neutraliste, expansionniste, interventionniste, capitaliste, péquiste, démocrate, républicain, de gauche, de droite, au centre, dans la lune, on est politique.
Qu’on le veuille ou non, nous sommes dirigés par d’autres. Les lois, les taxes, les impôts sont à notre service, dit-on. Nous avons les gouvernements que nous méritons, nous assure-t-on depuis trop longtemps. À quand des élus qui seront totalement imperméables aux copinages, aux magouilles, aux services d’intérêts occultes. À quand ? Est-il utopique de penser qu’un premier ministre, qu’un maire, que toute personne détenant un pouvoir, que cet élu puisse un jour gouverner avec l’accord de tous ? Oui.
En fait, il n’y a que ceux qui ne s’impliquent pas qui peuvent chialer. Les autres vont plutôt voter.