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- Affaires municipales -

Vies Municipales

Par Daniel Boulet et Pierre Lefrançois

Pigeon Hill de nouveau sur la carte

Récemment, un fonctionnaire du Ministère des transports du Québec (MTQ) prenait l’initia­tive de retirer les panneaux routiers annonçant le lieudit  » Pigeon Hill » le long du chemin Saint-Armand. À la veille de la Tournée des 20, en pleine saison touristique, il était plutôt mal avisé de retirer ces panneaux de signalisation. Mécontents, les citoyens de ce secteur de notre municipalité sont intervenus auprès du conseil municipal, faisant valoir que le nom « Pigeon Hill » fait partie d’un patrimoine local que l’on doit préserver. Partageant ce point de vue, monsieur le maire a demandé que le Ministère réinstalle les panneaux. Au MTQ, on lui a assuré que ce serait fait cet automne. Il semble cependant que les fonctionnaires ne soient pas aussi prompts à replacer les panneaux qu’ils l’ont été à les enlever. En attendant, les citoyens du coin ont pris l’initiative d’installer des panneaux temporaires, identiques à ceux que le ministère a enlevés. Lorsque les citoyens s’impliquent et que les élus collaborent, les choses avancent.

Un élagage qui déplaît

Lors de l’assemblée municipale de septembre dernier, plusieurs citoyens de Saint-Armand ont signifié au Conseil leur mécontentement face à la manière employée pour élaguer les fossés au bord des principales voies publiques de la municipalité. Convenant volontiers de la nécessité d’effectuer ces travaux d’entretien, les gens se sont quand même plaints de l’aspect brutal et cavalier de l’intervention. On aurait, par exemple, aimé être prévenus à l’avance, être consultés, peut-être. Le conseil municipal répond ci-après aux citoyens mécontents. Souhaitons qu’à l’avenir, l’entretien des fossés soit fait plus régulièrement afin d’éviter un élagage drastique pratiqué après plusieurs années de négligence.

Un citoyen consulté en vaut deux

À propos de consultation des citoyens, rappelons que le Conseil projette de créer, en novembre, un comité constitué d’experts et de citoyens qui seraient chargés de définir une politique de développement local permettant de mieux concilier les vocations agricole, culturelle et récréotouristique de la municipalité, afin d’assurer une coexistence harmonieuse de ces diverses activités dans la communauté. Quel type de développement souhaitons-nous pour notre municipalité ? Comment concilier les divers intérêts en jeu ? Comment assurer une évolution harmonieuse et viable de notre communauté ? Comment envisager l’aménagement de notre territoire en vue d’un développement durable, respectueux des personnes et de l’environnement ?

Cette démarche de consultation des citoyens de Saint-Armand coïncidera avec la tenue, dans tout le Québec, d’une commission itinérante sur les enjeux de l’agriculture annoncée par le gouvernement Charest. Le débat dépassera la question agricole pour toucher aussi l’alimentation et l’occupation du territoire. Le monde agricole est plus que jamais en crise et nous sommes tous concernés.

Nous invitons tous les citoyens de Saint-Armand, les agriculteurs comme les autres, à venir à l’assemblée municipale du lundi 6 novembre prochain alors que le Conseil se penchera sur le projet de création d’un comité de citoyens pour la conciliation des secteurs d’activité agricole, culturelle et récréotouristique à Saint-Armand. D’ici-là, nous vous invitons à visiter le blague Armandie à l’adresse Internet suivante :

http://armandie.blogspot.com

Vous pouvez réagir aux articles qui y sont publiés ou soumettre vos propres articles. Une bonne façon de contribuer au débat de manière constructive.

Le coût des chemins

Plusieurs se sont étonnés, suite à notre chronique du dernier numéro, de l’importante portion du budget municipal consacrée au pavage des chemins. Afin de poursuivre la réflexion à ce sujet, nous vous soumettons ici quelques données avec lesquelles il faut compter pour gérer adéquatement l’avenir. Nous nous attachons ici à l’exemple de deux des nombreux chemins municipaux.

Chemin Benoît : 2,3 km, 9 résidences. Cette année, on a pavé 0, 7 km au coût de 46 200 $. Il faudra investir 105 600 S pour compléter le pavage du 1,6 km restant. Ce chemin devra être repavé dans 12, 15 ou 20 ans. Compte tenu d’un taux d’inflation annuel conservateur de 3 % des coûts de pavage (cette année, il se situait entre 5 % et 1 O %), il nous en coûtera quelque 27 4 16 7 $ pour le repaver dans 20 ans.

Chemin des Érables : 3 km, 13 résidences. Cette année, on a pavé 1,4 km au coût de 92 400 $. Il faudra investir 105 600 S pour paver le 1 , 6 km restant. Dans 20 ans, le repavage coûtera environ 357 000 $.

Le pavage de ces deux chemins représente donc une somme de près d’un million de dollars sur vingt ans. Et c’est sans compter tous les autres chemins municipaux.

C’est pourquoi nous croyons urgent de définir une politique cohérente d’entretien de notre réseau routier. Le Conseil n’a pas encore répondu à notre suggestion de confier au Comité consultatif d’urbanisme (CCU) de Saint-Armand, formé de citoyens bénévoles, le mandat d’élaborer une politique de développement qui tienne compte des besoins de tous les secteurs d’activité dans notre municipalité.

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