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- Chaîne d'artistes -

rencontre Marie Madore

Jean-Pierre Contant

Marie devant une de ses œuvres  (Photo : Thalie)

JPC : Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à l’art en général ?

MM : Très jeune chez mes grands-parents j’ai été immergée dans un monde chaleureux et artistique. Ma grand-mère jouait du violon, mes tantes jouaient du piano, il y avait dans la maison des tableaux réalisés par mes oncles et tantes. Il y avait une armoire pleine de souvenirs, dont une mallette de tubes de peinture à l’huile.

J’y passais mes étés avec mes cousins et cousines ; ma grand-mère nous mettait à contribution. Nous l’aidions à teindre de grands tapis tressés. Elle nous amenait au jardin puis nous faisait voir la beauté, en chaloupe sur la rivière, ou dans le verger que mon grand-père avait planté. Elle fut un pilier pour son entourage par sa grande générosité et son amour.

Mes parents aussi ont beaucoup contribué. Ils nous fournissaient mille petites choses, et je passais des après-midi à faire des collages, dessins, encres et peintures, les jours de pluie. Je viens d’une famille appartenant à la classe moyenne. Mes parents privilégiaient les arts, la danse, la musique, l’expression de soi. Puis à l’adolescence, Andrée Lagacé, la mère de ma meilleure amie, m’a donné le coup d’envoi. J’avais réalisé plusieurs toiles à l’huile, et c’est elle qui la première a acheté mes toiles en me disant : « Marie, tu es une peintre. »

Comment vous décrivez-vous professionnellement ?

Quand je peins, je me sens vivante. C’est une expression de l’âme, un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur. Je suis dans l’instant présent, réceptive, comme un canal relié de mon cœur à l’univers. Mon essence se matérialise sur les toiles. Mon travail est un hommage à la vie, une trace, une fusion avec mon environnement.

Quels ont été vos premiers pas dans votre métier ?

À l’âge de quinze ans, j’ai tenu ma première exposition à la Galerie Luti, à Beloeil. Étonnamment, j’ai vendu presque toutes mes toiles. Encouragée, je me suis mise à peindre frénétiquement, puis j’ai exposé par la suite avec le groupe « Para » au manoir de Jordi Bonet à Mont-Saint-Hilaire. Puis les expositions se sont succédées année après année, dans divers lieux.

Quelle expérience a marqué significativement votre travail ?

Ayant eu des enfants très jeune, cet état de fait a propulsé mon élan créatif. Par nécessité, je me suis inspirée de mon quotidien, des grossesses, des enfants, de la vie à la campagne. La rencontre avec « L’enfant fort », une fanfare des années ’70, a transformé complètement ma démarche. Ce fut un coup de foudre avec cet univers de troubadours de rues, d’acrobates amateurs, de cracheurs de feu. Un univers lyrique où les musiciens et funambules prennent toute la place sur mes toiles. Une vie de bohème, de vie collective, une période heureuse de ma vie : j’avais 20 ans.

Quel est l’objectif de votre recherche et quel rôle y jouez-vous ?

Mon objectif c’est le bonheur. Je suis heureuse de faire ce que j’aime, entourée de ceux que j’aime. Je souhaite transmettre la beauté, la lumière, la joie.

Quelles sont vos inspirations ?

Ma source d’inspiration, c’est l’instant présent, l’intuition, la beauté de la vie.

Dans quelle part de votre processus créateur trouvez-vous le plus de satisfaction ?

Quand je réussis à transmettre le message, l’émotion, le ressenti qui m’habite. La connexion de l’âme.

Quelle personne ou quel élément a une importance majeure dans votre travail ?

Maud Goulet, ma meilleure amie depuis l’âge de neuf ans. Elle a un œil objectif sur mon travail. Elle connaît toutes les périodes de ma peinture. Elle sait m’encourager, m’épauler dans les périodes creuses. Ce qui m’inspire, actuellement : la nature, les éléments, les enfants, les petites bêtes, tout ce qui vit, l’humanité, l’univers, mon quotidien.

Avez-vous un projet en rêve… et un rêve réalisable ?

Mon rêve, c’est d’atteindre la prospérité par mon art, et aussi de contribuer au mieux-être de l’humanité.

Êtes-vous optimiste ou pessimiste face à un acheteur éventuel ?

J’essaie d’être optimiste. Je me détache de mon travail ou de mon œuvre, quand je sais dans mon cœur que j’ai donné ce que j’avais à donner. Alors la communion va se faire entre la toile et l’acheteur éventuel. Quand le coup de cœur sonne entre les deux, le bonheur m’habite, la boucle est bouclée.

Quel conseil donneriez-vous à un débutant ?

D’être fidèle à lui-même. De faire fi des modes et des courants. D’aller puiser à sa source, à son essence propre. D’avoir le courage de son rêve, d’être optimiste et persévérant. D’avoir de la constance dans son travail.

Que feriez-vous si vous gagniez le gros lot de la 6/49 ?

J’achèterais une immense terre. J’en ferais une terre d’accueil pour les jeunes sans abri. Ce serait une sorte de jardin d’Éden, avec d’immenses jardins, fruits, légumes, fleurs, et toutes sortes d’essences d’arbres.

Aussi, l’expression de soi y serait valorisée par les arts. Il y aurait des ateliers de peinture, sculpture, musique. Tout le monde y contribuerait en travaillant la mi-journée. Un paradis, où le respect serait de mise, et la joie aussi.

  1. Avez vous habiter la maison de Emma Marsan 829 chemin de la montagne
    Mont St Hilaire
    Si oui envoyer un mot
    Je vis sur les terres de cet endroit

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