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- Affaires municipales -

Le nouveau camion de rebuts : Réal Pelletier explique 

Rencontre avec le maire
Guy Paquin

Le maire de Saint-Armand, M. Réal Pelletier, dans le souci de bien faire comprendre le pourquoi de l’acquisition d’un camion automatisé pour l’enlèvement des rebuts, a bien voulu l’expliquer au Journal. Rappelons que dans le numéro précédant celui-ci, ce journaliste avait déploré que la décision finale d’acquérir le camion se soit prise pendant une assemblée extraordinaire où aucun citoyen ne s’était présenté pour s’informer ou émettre son opinion.

Notre rencontre avec M. Pelletier a été doublement satisfaisante. Non seulement notre maire nous a expliqué en détail le pourquoi et le comment de l’acquisition du camion à rebuts automatisé qui parcourt déjà nos routes. Il a aussi réagi à la question de ce que nous osions nommer « le huis clos » des réunions extraordinaires du conseil. Il nous annonce donc des mesures concrètes pour s’assurer que les citoyens viennent assister et participer aux futures réunions extraordinaires de leur conseil municipal (on peut prendre connaissance de ces mesures en lisant l’article Des réunions extraordinaires mieux annoncés).

Le camion neuf : Économies et indépendance

Les temps sont durs et on n’a pas besoin d’un doctorat en économie pour deviner que les municipalités, comme tous les créanciers, auront quelques difficultés à percevoir tout l’argent qui leur est dû. Ce qui risque de contracter leur capacité de dépenser. D’où la recherche d’économies dans les budgets municipaux. À Saint-Armand, après quelques savants calculs et pas mal de coups de téléphone, on a choisi de réduire le budget d’enlèvement des rebuts en changeant carrément la méthode de cueillette.

« On s’est rendu compte que pour un budget annuel presque parfaitement identique, il nous était possible, dans cinq ans, de posséder notre propre (sans jeu de mots) camion à rebuts et d’en confier l’opération à des ressources locales plutôt que de dépendre de soumissionnaires, efficaces, oui, mais sans garantie de renouvellement de leurs contrats », explique Réal Pelletier.

Les conditions économiques ont compté dans la recherche d’une nouvelle solution, mais pas seulement elles. Le conseil s’est avisé aussi de ce que, si le soumissionnaire habituel pour l’enlèvement des déchets (en passant, le seul soumissionnaire et le même depuis les cinq dernières années) décidait de ne pas renouveler son entente avec Saint-Armand, il serait très difficile d’en trouver un autre.

« Nous avons fait quelques appels auprès d’autres entreprises et personne ne se disait intéressé. » Il faut dire que ramasser les déchets à 680 portes séparées par 70 km de routes ne semble pas le contrat de nature à réjouir le cœur de l’éboueur professionnel.

« Nous voulions aussi harmoniser le système et éliminer les grands bacs collectifs des secteurs de la Falaise et Stanley, autrement dit, arriver à une méthode unique, tout à la porte. » Ajoutons que le contracteur habituel a refusé de consentir le moindre rabais si on lui demandait de ne passer qu’une fois les deux semaines pendant la période hivernale. Pas d’économies possibles de ce côté-là.

La solution retenue est celle du crédit-bail d’un camion usagé qui au bout de cinq ans, en 2013, deviendra la propriété de Saint-Armand et coupera du coup 40 000 $ environ de la facture annuelle de collecte des rebuts. Les détails de la transaction se trouvent dans l’encadré ci-dessus.

« Il n’était pas question d’acheter un camion automatisé neuf. Ces appareils coûtent autour de 240 000 $ et sont au-dessus des moyens de la municipalité. Nous avons trouvé un camion usagé ayant très peu servi (17 000 km) dans la région de Toronto. Notre inspecteur est allé l’évaluer et s’en est dit très satisfait. Il nous était possible de l’obtenir selon la méthode crédit-bail et nous avons saisi l’occasion. »

Cette méthode, en plus de permettre l’amortissement de cet équipement, permet de l’annuler au terme de chaque année si l’expérience, pour quelque raison (bris coûteux à répétition, etc.), devient négative. « Autre avantage, les salaires payés le seront à des citoyens locaux. Nous avons retenu les services des mêmes personnes actuellement employées pour l’enlèvement de la neige. »

Le camion automatisé a déjà vu plus de pays qu’il n’était prévu au départ. Quand la municipalité voisine de Frelighsburg s’est trouvée en panne de camion, elle a demandé de l’aide à Saint-Armand. « Nous leur avons volontiers prêté le nôtre, gratuitement, sur entente verbale, nous disant qu’en cas de malheur de ce côté-ci, on nous retournerait l’ascenseur », conclut Réal Pelletier.

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