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La petite histoire du maïs soufflé

Paulette Vanier

L’histoire ancienne

Les plus anciens épis de maïs ont été découverts en 1948 dans la Caverne aux chauves-souris (Bat Cave) de l’état du Nouveau-Mexique. On a établi que ces épis, dont les plus gros faisaient à peine 5 centimètres de long, dataient d’environ 5600 ans. Ceux qui étaient enfouis sous d’épaisses couches de débris étaient tellement bien conservés que les chercheurs ont réussi à faire éclater leurs grains à la chaleur.

Le maïs soufflé faisait partie intégrante de la vie des Aztèques qui, en plus de le consommer, en fabriquaient des couronnes dont ils décoraient les statues de leurs dieux.

Au 17e siècle, des explorateurs français rapportent que les Iroquois des Grands Lacs font éclater du maïs en déposant les grains dans une urne de terre cuite contenant du sable préalablement chauffé dans les braises.

L’engouement des colons anglais pour le maïs soufflé serait né à peu près à cette époque. Bien que l’anecdote n’ait jamais été confirmée, on se plaît à raconter que, le 15 octobre 1621, à l’occasion du premier souper d’Action de Grâces des Pèlerins, un Amérindien du nom de Quadequina aurait apporté comme présent un sac de peau de cerf rempli de maïs soufflé, lequel aurait été grandement apprécié.

L’histoire moderne

En 1885, un certain Cretors invente le premier éclateur à maïs mobile. Un permis de vendeur itinérant lui sera accordé par la ville de Boston dans le but d’expérimenter sa machine, appareil imposant dont l’énorme fourneau fonctionne au gaz. Dès lors, les éclateurs à maïs mobiles feront partie du paysage des villes. Partout où les foules se rassemblent – foires, expositions, parcs, puis plus tard salles de théâtre et de cinéma – on verra des vendeurs itinérants pousser ou tirer leurs machines, à pied, à bicyclette, voire en y attelant un poney. Les longues files d’attente devant les cinémas constituent pour eux une clientèle de choix et bientôt, il devient impensable d’aller voir un film sans acheter son sachet de maïs soufflé. Au plus fort de l’intrigue, les bouches cessent de s’agiter, les doigts graisseux restent suspendus au-dessus du sachet, puis le bon ayant vaincu le méchant, chacun reprend ses activités de mastication. Le maïs soufflé en vient à être associé aux émotions fortes comme peut-être aucun autre aliment ne l’a été dans l’histoire. Ce qui pourrait expliquer le fait que l’Américain moyen en consomme environ 54 litres par année.

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