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- Édito -

Diffamation !

La rédaction

Le 3 mai dernier, date de la Journée mondiale de la liberté de presse, le conseil municipal de Saint-Armand tenait son assemblée mensuelle ordinaire. À cette occasion, Monsieur le maire Réal Pelletier a insinué à plusieurs reprises, en public et devant témoins, que le journal Le Saint-Armand avait publié un ou quelques articles de nature diffamatoire, sans donner davantage de précisions.

Les personnes présentes dans l’assistance peuvent témoigner du fait que le mot « diffamation » a bel et bien été prononcé. Nous avons demandé au maire de citer le ou les articles litigieux. Il nous a répondu qu’il préférait le faire lors d’une rencontre privée entre lui et nous. Rencontre qui n’a pas encore eu lieu au moment d’écrire ces lignes, bien que nous ayons signifié au maire que nous étions prêts à y participer quand bon lui semblerait.

Ce n’est pas la première fois que le maire tient des propos de cette nature au sujet du Saint-Armand, en public comme en privé. Et ce, depuis les premiers numéros publiés il y a sept ans. Pour un média, la diffamation est une faute professionnelle sérieuse qui est loin d’être anodine et qui doit, dans une société ouverte et démocratique, donner lieu à une poursuite devant un tribunal civil.

L’équipe de rédaction du Saint-Armand et les journalistes qui y collaborent n’ont jamais publié de propos diffamatoires. La direction de ce journal respecte le Guide de déontologie des journalistes du Québec et s’est toujours assurée que les textes de ses collaborateurs s’y conformaient.

Nous trouvons pour le moins « malheureux » les propos qui ont été tenus en public le 3 mai. Il faut bien admettre qu’ils ont pour effet de miner l’image et la crédibilité du journal Le Saint-Armand. Nous ne pouvons l’accepter. Ni comprendre les motifs d’un tel acharnement.

Que la chose soit intentionnelle ou qu’elle résulte d’une simple maladresse de la part de Monsieur Pelletier, nous lui demandons de cesser de proférer des propos de nature à semer le doute dans l’esprit de la population au sujet de l’intégrité et de la rigueur de cette publication communautaire. Cela a assez duré. Il faut que ça cesse !

S’il est sincèrement convaincu d’être « victime » de diffamation, qu’il intente formellement une poursuite civile à cet égard. Il peut également s’adresser au Conseil de Presse du Québec qui agit comme « préfet de discipline » auprès des journalistes et des médias. Cet organisme indépendant entendra sa requête et jugera si elle est frivole ou si Le Saint-Armand doit être réprimandé. Cette dernière démarche épargnerait des frais exorbitants aux citoyens de Saint-Armand et au journal.

Signalons qu’un journaliste et un média peuvent être condamnés pour diffamation si, et seulement si, la preuve peut réunir les trois facteurs suivants :

  1. une faute professionnelle de la part du journaliste ;
  2. un dommage (matériel ou moral) chez sa « victime » ;
  3. un lien de causalité entre ces deux faits.

La diffusion d’information d’intérêt public, la saine critique et l’expression décente d’une opinion ne sauraient porter le nom odieux de « diffamation » tant qu’elles sont conformes au Guide de déontologie des journalistes du Québec. Le Saint-Armand s’y conforme, ne nous y trompons pas.

Lors de l’assemblée générale annuelle des membres du journal Le Saint-Armand, tenue le 25 avril dernier, la résolution suivante a été adoptée suite à une proposition de Daniel Boucher, membre votant de l’organisme à but non lucratif qui gère Le Saint-Armand et aussi conseiller municipal : « Il est résolu que le CA du journal prenne les moyens pour favoriser un rapprochement entre celui-ci et le conseil municipal dans le respect des autonomies de chacune des parties. » Peut-être serait-il avisé que le conseil municipal adopte aussi une résolution de cette nature ?

Au cours de l’assemblée municipale du 3 mai dernier, le conseiller Boucher, qui siège au Comité des Communications de la municipalité, a déclaré ne pas voir d’objection à ce que le nouveau site Web municipal fasse une place au journal Le Saint-Armand, comme c’est actuellement le cas. Ce à quoi la rédaction du journal applaudit. Nous estimons, en toute bonne foi, que c’est la voie à suivre. C’est d’ailleurs celle que suit notre journal depuis sept ans. La collaboration plutôt que l’obstruction, la clarté plutôt que les demi-vérités. Ceux qui croient qu’il en est autrement sont de mauvaise foi ou sont floués par les affirmations gratuites de Monsieur Pelletier. Affirmations qui, soit dit en passant, ne reposent pas sur des faits.

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