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Boum, comme dans jeunesse – Boum, comme dans devenir !

Astrid Gagnon

« Permettre aux jeunes de devenir actifs, critiques et responsables », telle est la mission générale de la maison des jeunes de Bedford, Le Boum*. Dès le départ, nous sommes loin des préjugés voulant qu’une maison de jeunes soit un lieu pour « niaiser », fumer, faire des mauvais coups.

Ils sont trois à poursuivre ce but auprès des jeunes, soit Patrick Caron et Claudia Morlot, coordonnateurs, ainsi que Jean-Philippe Mallette, animateur-intervenant. Pour les soutenir, un conseil d’administration de cinq personnes, dont deux jeunes, se réunit régulièrement. Ces administrateurs reçoivent une formation et consultent le conseil des jeunes, créé en 2019. C’est du sérieux !

De gauche à droit, Patrick, Jean-Philippe, Claudia, Ashley, William, Nathan (photo : Jacques Monté)

 Actifs, critiques et responsables !

Comment articule-t-on cette mission hautement respectable ? Les adultes écoutent les jeunes et ne les jugent pas. Ils leur permettent de se retrouver entre eux et de créer des liens d’amitié. Ils les guident sur le chemin des responsabilités, de la tolérance et du respect d’autrui, de la fierté et de l’estime de soi. Ils leur montrent à prendre leur place et à émettre leurs opinions. Ils les conseillent et leur font des propositions pour les aider à grandir. C’est prometteur !

Les jeunes ne sont surtout pas enrégimentés. L’approche de Patrick Caron est claire : « Un jeune, tu ne marches pas devant lui, tu le ralentirais, ni derrière lui, tu le pousserais. Tu ne le tiens pas par la main, tu marches à ses côtés »

Oui, mais concrètement ?

 De beaux principes diront les sceptiques, mais que se passe-t-il donc dans les locaux du 52, rue du Pont, à Bedford ?

Bien sûr, on offre aux jeunes des activités qui leur plaisent : sorties découvertes et sports de plein air, billard, ping-pong, film et musique dans un lieu chaleureux, à leur image. Qu’ils soient de Bedford ou des alentours, de milieu modeste ou aisé, garçons et filles âgés de 12 à 17 ans y viennent sur une base volontaire.

Au-delà du divertissement, ils peuvent profiter de l’aide aux devoirs et participer à des ateliers de cuisine ou à des groupes de discussion sur divers sujets, dont la sexualité, le sentiment amoureux, le libre choix de vie. Ils collaborent à de nombreuses activités de concertation avec le milieu comme, par exemple, le tournage des capsules vidéo dans le cadre du projet Maltraitance envers les personnes aînées, le barrage routier pour amasser des fonds pour Centraide et la participation à la marche de Bedford pour l’Alzheimer.

Un des beaux exemples de liens avec leur communauté est celui du jardin aménagé sur le terrain du regroupement des organismes communautaires, en partenariat avec la Popotte de Bedford, le centre de la petite enfance les Pommettes rouges, la Fédération de l’âge d’or et la municipalité de Bedford. Douze ateliers sur le jardinage biologique ont été donnés aux jeunes qui contribuent à toutes les étapes de cette création collective. Ils y trouvent une satisfaction évidente et exceptionnelle.

Le Boum est donc à la fois un lieu de formation et d’apprentissage, d’implication et d’intégration.

 Apprendre et s’autofinancer

 Même s’il est subventionné par des institutions publiques et reçoit des appuis pécuniaires du secteur privé, Le Boum réalise chaque année des activités d’autofinancement qui sont en elles-mêmes porteuses de connaissances et de formation.

Par exemple, ils apprennent présentement à prendre soin de plantes qu’ils vendront pour financer leurs cours de djembé, cet instrument de percussion africain dont ils jouerons à l’occasion d’une pièce de théâtre montée par les aînés du club FADOQ de Bedford et région. On peut difficilement être plus communautaire.

 Des obligations et des interdits comme partout en société

Les jeunes contribuent à l’entretien de leur maison. En outre, la consommation d’alcool et de drogue, les sacres, la chicane et l’irrespect y sont interdits, sous peine de conséquences. Ce n’est rien de moins que l’apprentissage de la vie en société et des règles démocratiques.

Nathan Lebel, vice-président du conseil d’administration (photo : Jacques Monté)

Laissons la conclusion à Nathan Lebel qui, à 14 ans, a pris la relève de sa mère, à titre de vice-président du conseil d’administration. Nathan souhaite que Le Boum soit davantage fréquenté et il déplore les rumeurs qui courent parfois sur les jeunes ; d’après lui, elles nuisent à la réputation de ce lieu dont il est tellement fier.

* Des services de relation d’aide, de prévention et de référence sont également offerts aux jeunes de 12 à 21 ans, dans le volet travail de milieu.    

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