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- Affaires municipales -

Aurons-nous des élections municipales cet automne ?

La rédaction

À moins de trois mois de la date fatidique, nous ignorons encore s’il y aura des élections à Saint-Armand le 1er novembre prochain, comme le prévoit la Loi. C’est que, jusqu’à présent, les candidats ne se bousculent pas au portillon. On peut donc supposer que, si la tendance se maintient, le prochain conseil municipal, tout comme celui que nous avons depuis quatre ans, ne sera pas composé de personnes élues au suffrage universel. Ceux et celles qui seront appelés à gérer le budget municipal et les destinées de Saint-Armand durant les prochaines années seraient alors « élus par acclamation » comme on dit, faute d’opposants. On pourrait pratiquement dire qu’ils seraient, encore une fois, « auto-proclamés ».

Ce n’est pas du tout illégal, mais c’est bien dommage pour la qualité de la vie démocratique, qui laisse à désirer dans pareil cas. On peut y voir les symptômes d’une anémie, voire d’une dépression généralisée, vis-à-vis de la politique municipale. Un mal pandémique qui touche l’ensemble de la société et pour lequel on n’a pas encore trouvé de remède. Un mal que l’on pourrait nommer le « syndrome du BOF ». Comme dans « Bof !ça ne vaut pas la peine, ça ne sert à rien, on n’y peut rien, on n’a pas vraiment de pouvoir », etc. Une maladie sociale qui entraîne la majorité des membres d’une communauté à baisser les bras et à ne pas se mêler de ses affaires. Il semble bien que, tout comme le reste du Québec (sans parler de l’ensemble de la planète), nous sommes collectivement atteints par ce triste syndrome.

Il faut convenir, à notre défense, que le travail de maire et de conseiller municipal est très mal payé bien qu’il soit plutôt exigeant. Pas surprenant donc que les candidats ne soient pas plus nombreux. Peu de personnes ont le temps, l’énergie et la motivation nécessaires pour occuper ces fonctions de service à la communauté.

Il y aurait pourtant moyen qu’un conseil municipal ainsi formé, c’est-à-dire sans avoir été élu, compense le déficit démocratique créé par une telle situation. En communiquant avec la population afin de l’informer de ses projets. En la consultant avant de prendre des décisions qui mettent de l’avant des mesures ayant une incidence sur la qualité de vie des citoyens et le budget municipal, lequel est, après tout, principalement constitué de nos taxes.

Bulletin de notes du conseil sortant

Nous ne prétendons pas ici livrer un bilan complet des actions du conseil qui arrive en fin de mandat. Nous publierons volontiers un tel bilan, par contre, si le maire et les conseillers se donnent la peine de le produire au moins un mois avant la sortie de notre prochain numéro qui paraîtra à la mi-octobre, juste avant la date prévue pour les élections municipales.

Pour l’instant, nous nous contenterons d’évaluer la performance du conseil sortant au chapitre des efforts de communication avec la population. Parce que nous pensons que ces efforts devraient être soutenus, à plus forte raison lorsque le Conseil n’a pas fait l’objet d’une élection au suffrage universel, précédée par une campagne électorale en bonne et due forme.

Étant donné que le présent conseil municipal n’a pas fait preuve de « compétences transversales » particulièrement impressionnantes en matière de communication avec la population et, compte tenu du fait que la culture des dirigeants armandois à cet égard semble encore relever du concept voulant qu’ils ont été « élus » pour diriger, pas pour consulter, nous accordons la note suivante au Conseil sortant : Peut faire mieux. Et nous espérons sincèrement qu’il fera mieux à cet égard dans l’éventualité d’un prochain mandat.

Nous souhaitons également que le maire et les conseillers actuels, s’ils décident de poser leur candidature pour un prochain mandat, se donnent la peine d’énoncer clairement leur programme pour les quatre prochaines années. Ce qui ne serait que normal et sain. Et si d’autres candidats se manifestaient avant le 18 septembre avec un programme digne de ce nom, nous nous ferions un plaisir de le faire savoir à nos lecteurs. Afin de contribuer au traitement du « syndrome du BOF » qui nous afflige collectivement.

Documents à lire pour ceux et celles que l’aventure pourrait tenter :

  1. Mairesse ou maire, conseillère ou conseiller, pourquoi pas vous ? GUIDE à l’intention des personnes qui désirent se porter candidates ou candidats lors des élections municipales. Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).

http://electionsmunicipales.gouv.qc.ca/documents/guide_ candidate.pdf

  1. « Élection 2009 : les enjeux. Pistes pour un programme électoral ». Journal Le Saint-Armand, vol. 6, no 6.

http://www.municipalite.saint-armand.qc.ca/images/stories/SDSA_PDF_JOURNAL/vol6no6juinjuil09.pdf

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